Face à la démesure des discours de notre Président pour s'aliéner les voix de l’extrême je repense au poète Baudelaire :
L'examen de minuit
La pendule , sonnant minuit
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s'enfuit:
— Aujourd’hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d’un hérétique.
Nous avons blasphémé Jésus,
Des Dieux le plus incontestable !
De quelque monstrueux Crésus,
Comme un parasite à la table
Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute
Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
La Bêtise au front de taureau ;
Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
Et de la putréfaction
Béni la blafarde lumière.
Enfin, nous avons, pour noyer
Le vertige dans le délire,
Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre,
Dont la gloire est de déployer
L'ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim !...
- Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !
Envoyez le moi, je vais m'occuper de lui!
dimanche 29 avril 2012
mercredi 25 avril 2012
Chronique de l'homme invisible
Au temps de mes jeunes années je suivais avec assiduité les aventures de l’homme invisible. Comme il n’y avait pas de télé à la maison (ben oui c’est çà les pauvres sont toujours à la traine avec les nouvelles technologies) donc sans télé à la maison j’allais voir mon feuilleton (ça s’appelait pas encore série) au café de la place ainsi nommé car il n’y avait ni gare ni canal dans mon village ! Et je garde l’image d’un gars qui se baladait en costard cravate (genre Cary Grant) avec lunettes noires et chapeau et avec ou sans bandelettes selon qu’il avait eu ou pas le temps de les mettre ou qu’il se trouvait avec ses potes. Il intervenait aussi en tant qu’homme invisible mais alors pour de vrai puisqu’il était recruté et payé pour çà et là c’était génial parce qu’on ne le voyait plus du tout. Dans cette dernière situation le suspens était à son comble car il pouvait intervenir à tout moment puisque n’étant nulle part il était bien sûr partout à la fois et, tel Jésus, il manifestait sa présence en renversant une table ou en balançant un marron au méchant qui n’y comprenait rien alors que de son côté le Jésus faisait son intéressant en multipliant les pains ou les malades je ne sais plus!
Ce qui nous fascinait du haut de nos douze treize ans c’était bien sûr son invisibilité. On imaginait tout ce qu’on aurait pu faire si on arrivait à être comme lui. Pour faire bref çà tournait assez souvent autour de nos copines. Faut dire qu’en ce temps là (et sérieusement c’était mieux ainsi) en ce temps là donc la pornographie n’ayant pas pignon sur rue ou sur net, fallait avoir beaucoup d’imagination quand on pensait aux filles ou alors une petite sœur qu’on aurait vu toute nue pendant que Maman lui faisait sa toilette ou alors un grand frère qui achetait sous le manteau le fameux Paris Hollywood qui aujourd’hui ressemblerait au journal mensuel d’un lycée catho de province ; c’est vous dire si le corps féminin était secret !
Si je cause de cet homme invisible c’est que j’ai vu dans une boutique une réédition en DVD de ce feuilleton. Avec le recul je me suis dit qu’il se cassait pas le tronc pour la mise en scène le réalisateur. Le top du top étant quand l’heureux élu qui avait décroché le rôle titre ne pouvait pas être sur le plateau car il avait piscine ou rendez vous chez le dentiste. T’inquiètes pas mon gars, on va faire tomber trois chaises et puis c’est tout par contre pour le cachet tu repasseras bien sûr !
De cette invisibilité physique gnan gnan l’actualité m’a ramené à une invisibilité virtuelle qui nous a échappé et nous échappe tous les jours davantage. Deux infos trouvées ces jours ci : d’abord et encore et toujours la malheureuse Grèce où il est question, afin de lutter contre la fraude fiscale (l’enfer est toujours pavé (à propos de pavés va falloir en faire livrer je crois !) de bonnes intentions), il est question de ficher tous les grecs et d’enregistrer toutes leurs dépenses. Et ensuite il y a un américain qui aurait tout larguer pour vivre dans une grotte depuis douze ans, jetant tout ce qui rappelle la société de consommation et changeant même son nom.
Ya pas d’autres solutions pour ne plus être fiché ? C’est çà le prix à payer de l’invisibilité : remonter dans les arbres comme Oncle Vania mais on n’en sortira jamais alors ??? Il m’arrive parfois, pour des raisons pratiques, d’emprunter le portable familial. Et bien j’éprouve un réel soulagement quand je m’en débarrasse. Big Brother est bien là, partout autour de nous, avec les réseaux, les caméras, tous les systèmes sans fils qui nous attachent sans le dire ou alors en nous disant que c’est pour nous protéger. Je dirai plutôt nous prothèser, nous mettre une atèle à la liberté tant elle est lourde à porter. Oui Seigneur Big Brother Prothèsez nous s’il vous plait !
Moi qui ai toujours été d’un naturel timide pour ne pas dire sauvage, le fait qu’ON puisse savoir en permanence où je suis m’est insupportable. Déjà ici mon nom d’emprunt fait référence à tout ce qu’il y a de plus discret : pour vivre heureux vivons caché ! A la réflexion il ne reste que deux alternatives : être SDF c'est-à-dire être partout donc nulle part –comme l’homme invisible tiens donc- ou bien céder à la tentation de Démocrite dont parle Onfray dans son livre le recours aux forêts « pour retrouver le sens de la terre » et rester toujours à la même place, sous la terre, pour « prendre sa place dans le cosmos ». C’est finalement cette dernière solution qui a ma préférence mais je ne suis pas pressé d’aller sous la terre (ça me rappelle le boulot !). J’ai encore à revoir la Pieta , les noces de Cana, écouter don Giovanni à Salzbourg et mettre du bon vin en bouteille dans ma cave. Tout ça avec ma Perséphone que je ne désespère pas de retrouver et avec laquelle je me verrai bien passer l’éternité dans le cosmos.
Ce qui nous fascinait du haut de nos douze treize ans c’était bien sûr son invisibilité. On imaginait tout ce qu’on aurait pu faire si on arrivait à être comme lui. Pour faire bref çà tournait assez souvent autour de nos copines. Faut dire qu’en ce temps là (et sérieusement c’était mieux ainsi) en ce temps là donc la pornographie n’ayant pas pignon sur rue ou sur net, fallait avoir beaucoup d’imagination quand on pensait aux filles ou alors une petite sœur qu’on aurait vu toute nue pendant que Maman lui faisait sa toilette ou alors un grand frère qui achetait sous le manteau le fameux Paris Hollywood qui aujourd’hui ressemblerait au journal mensuel d’un lycée catho de province ; c’est vous dire si le corps féminin était secret !
Si je cause de cet homme invisible c’est que j’ai vu dans une boutique une réédition en DVD de ce feuilleton. Avec le recul je me suis dit qu’il se cassait pas le tronc pour la mise en scène le réalisateur. Le top du top étant quand l’heureux élu qui avait décroché le rôle titre ne pouvait pas être sur le plateau car il avait piscine ou rendez vous chez le dentiste. T’inquiètes pas mon gars, on va faire tomber trois chaises et puis c’est tout par contre pour le cachet tu repasseras bien sûr !
De cette invisibilité physique gnan gnan l’actualité m’a ramené à une invisibilité virtuelle qui nous a échappé et nous échappe tous les jours davantage. Deux infos trouvées ces jours ci : d’abord et encore et toujours la malheureuse Grèce où il est question, afin de lutter contre la fraude fiscale (l’enfer est toujours pavé (à propos de pavés va falloir en faire livrer je crois !) de bonnes intentions), il est question de ficher tous les grecs et d’enregistrer toutes leurs dépenses. Et ensuite il y a un américain qui aurait tout larguer pour vivre dans une grotte depuis douze ans, jetant tout ce qui rappelle la société de consommation et changeant même son nom.
Ya pas d’autres solutions pour ne plus être fiché ? C’est çà le prix à payer de l’invisibilité : remonter dans les arbres comme Oncle Vania mais on n’en sortira jamais alors ??? Il m’arrive parfois, pour des raisons pratiques, d’emprunter le portable familial. Et bien j’éprouve un réel soulagement quand je m’en débarrasse. Big Brother est bien là, partout autour de nous, avec les réseaux, les caméras, tous les systèmes sans fils qui nous attachent sans le dire ou alors en nous disant que c’est pour nous protéger. Je dirai plutôt nous prothèser, nous mettre une atèle à la liberté tant elle est lourde à porter. Oui Seigneur Big Brother Prothèsez nous s’il vous plait !
Moi qui ai toujours été d’un naturel timide pour ne pas dire sauvage, le fait qu’ON puisse savoir en permanence où je suis m’est insupportable. Déjà ici mon nom d’emprunt fait référence à tout ce qu’il y a de plus discret : pour vivre heureux vivons caché ! A la réflexion il ne reste que deux alternatives : être SDF c'est-à-dire être partout donc nulle part –comme l’homme invisible tiens donc- ou bien céder à la tentation de Démocrite dont parle Onfray dans son livre le recours aux forêts « pour retrouver le sens de la terre » et rester toujours à la même place, sous la terre, pour « prendre sa place dans le cosmos ». C’est finalement cette dernière solution qui a ma préférence mais je ne suis pas pressé d’aller sous la terre (ça me rappelle le boulot !). J’ai encore à revoir la Pieta , les noces de Cana, écouter don Giovanni à Salzbourg et mettre du bon vin en bouteille dans ma cave. Tout ça avec ma Perséphone que je ne désespère pas de retrouver et avec laquelle je me verrai bien passer l’éternité dans le cosmos.
lundi 10 octobre 2011
Du régime démocratique à la démocratie au régime
On garde tous le souvenir de nos cours d’histoire de collège où l’on nous a enseigné que les grecs avaient été les premiers à mettre en place un régime démocratique c'est-à-dire un fonctionnement politique où chaque citoyen possède les mêmes droits que les autres, où l’alternance du pouvoir existe et où la séparation des pouvoirs est déjà en germe.
Certes la démocratie athénienne n’était pas parfaite car, quand on y regarde de plus près, à la loupe, on s’aperçoit que seuls environ 10% des habitants de la cité étaient considérés comme citoyen. D’abord les femmes n’étaient pas considérées comme des citoyennes ce qui enlevait tout de go la moitié de la population, ensuite il fallait décompter les esclaves, qui eux n’étaient rien et pour finir les étrangers, les métèques comme les nommaient les grecs ce qui n’étaient pas une insulte à l’époque mais voulait simplement dire qu’ils venaient d’une autre cité. Cette addition de non-citoyen de naissance ou de destinée (pour les esclaves) constituait près de 90% de la population d’Athènes par exemple.
On pardonnera cette imperfection aux grecs car introduire l’idée même d’égalité de droits entre des hommes était plus que novatrice dans un monde où seul le glaive faisait la loi.
Depuis ces temps lointains, de l’eau a coulé dans le Styx et dans les autres fleuves de l’enfer mais il semble bien qu’une résurgence de ces fleuves de malheur soit apparue en Grèce depuis quelques mois. Certes les grecs eux-mêmes ne sont pas exempts de responsabilité dans les difficultés qu’ils rencontrent mais ils sont loin d’être les seuls. Quand les gouvernements grecs successifs ont plombé le budget par des dépenses militaires qui, en pourcentage du PIB, sont parmi les plus importantes de la planète, cela n’a gêné personne et surtout pas la France et l'Allemagne, deux des principaux marchands d’armes.
Avez-vous déjà vu que l’on fasse appel aux pyromanes pour éteindre les incendies ? Et bien c’est ce qui se passe en Grèce. Donc on va faire des économies et pas des petites mais pas sur les dépenses militaires. On annonce aux grecs qu’il faudra trois ou quatre décennies pour revenir à une situation économique normale : plus d’une génération. Où a-t-on vu qu’un peuple, avec les moyens de communication dont on dispose aujourd’hui, puisse accepter cette perspective ? Comment une génération de jeunes de 20 à 30 ans peut accepter de voir sa vie sacrifier sur l’hôtel de la rentabilité ? Est-ce que la situation peut ne pas dégénérer en troubles sociaux violents voire en guerre civile ? Je ne le crois pas. Et dans quoi peut sombrer le pays après cela ? Je ne vois que la dictature.
L’Histoire repasse les plats, encore une fois. On se souvient que le régime des colonels qui plomba la Grèce de 1967 à 1973 arriva alors que le Premier Ministre s’appelait déjà Georges Papandréou (pas le même bien sûr !). C’est vrai qu’à l’époque la guerre froide était à l’honneur et que la CIA ne se roulait pas les pouces. Les temps ont changé me direz vous. Pas tant que çà. Le mur est tombé et avec lui beaucoup d’idéaux mais les déshérités sont toujours là et ont toujours envie de changé les choses (Sont énervants les pauvres !). Alors effectivement il est plus sage de conserver à la force légitime tous ses avantages car on risque d’avoir besoin d’elle pour tirer sur la populace.
Plus au sud, depuis la fin de l’année dernière et encore en ce moment, de nombreux pays ont montré que parfois les tyrans s’effondrent, que parfois les soldats défilent crosses en l’air et mettent des fleurs dans le canon de leur fusil comme le firent les militaires portugais en Avril 1974. C’est ce que l’on peut souhaiter à la Grèce car ils sont nombreux, dans l’ombre à avoir pour objectif de mettre la démocratie au régime pour pouvoir continuer à faire des affaires.
Certes la démocratie athénienne n’était pas parfaite car, quand on y regarde de plus près, à la loupe, on s’aperçoit que seuls environ 10% des habitants de la cité étaient considérés comme citoyen. D’abord les femmes n’étaient pas considérées comme des citoyennes ce qui enlevait tout de go la moitié de la population, ensuite il fallait décompter les esclaves, qui eux n’étaient rien et pour finir les étrangers, les métèques comme les nommaient les grecs ce qui n’étaient pas une insulte à l’époque mais voulait simplement dire qu’ils venaient d’une autre cité. Cette addition de non-citoyen de naissance ou de destinée (pour les esclaves) constituait près de 90% de la population d’Athènes par exemple.
On pardonnera cette imperfection aux grecs car introduire l’idée même d’égalité de droits entre des hommes était plus que novatrice dans un monde où seul le glaive faisait la loi.
Depuis ces temps lointains, de l’eau a coulé dans le Styx et dans les autres fleuves de l’enfer mais il semble bien qu’une résurgence de ces fleuves de malheur soit apparue en Grèce depuis quelques mois. Certes les grecs eux-mêmes ne sont pas exempts de responsabilité dans les difficultés qu’ils rencontrent mais ils sont loin d’être les seuls. Quand les gouvernements grecs successifs ont plombé le budget par des dépenses militaires qui, en pourcentage du PIB, sont parmi les plus importantes de la planète, cela n’a gêné personne et surtout pas la France et l'Allemagne, deux des principaux marchands d’armes.
Avez-vous déjà vu que l’on fasse appel aux pyromanes pour éteindre les incendies ? Et bien c’est ce qui se passe en Grèce. Donc on va faire des économies et pas des petites mais pas sur les dépenses militaires. On annonce aux grecs qu’il faudra trois ou quatre décennies pour revenir à une situation économique normale : plus d’une génération. Où a-t-on vu qu’un peuple, avec les moyens de communication dont on dispose aujourd’hui, puisse accepter cette perspective ? Comment une génération de jeunes de 20 à 30 ans peut accepter de voir sa vie sacrifier sur l’hôtel de la rentabilité ? Est-ce que la situation peut ne pas dégénérer en troubles sociaux violents voire en guerre civile ? Je ne le crois pas. Et dans quoi peut sombrer le pays après cela ? Je ne vois que la dictature.
L’Histoire repasse les plats, encore une fois. On se souvient que le régime des colonels qui plomba la Grèce de 1967 à 1973 arriva alors que le Premier Ministre s’appelait déjà Georges Papandréou (pas le même bien sûr !). C’est vrai qu’à l’époque la guerre froide était à l’honneur et que la CIA ne se roulait pas les pouces. Les temps ont changé me direz vous. Pas tant que çà. Le mur est tombé et avec lui beaucoup d’idéaux mais les déshérités sont toujours là et ont toujours envie de changé les choses (Sont énervants les pauvres !). Alors effectivement il est plus sage de conserver à la force légitime tous ses avantages car on risque d’avoir besoin d’elle pour tirer sur la populace.
Plus au sud, depuis la fin de l’année dernière et encore en ce moment, de nombreux pays ont montré que parfois les tyrans s’effondrent, que parfois les soldats défilent crosses en l’air et mettent des fleurs dans le canon de leur fusil comme le firent les militaires portugais en Avril 1974. C’est ce que l’on peut souhaiter à la Grèce car ils sont nombreux, dans l’ombre à avoir pour objectif de mettre la démocratie au régime pour pouvoir continuer à faire des affaires.
mardi 27 septembre 2011
La fin de l'Histoire
Il y a quelques mois je suis repassé par Strasbourg que je n’avais plus revu depuis plus de vingt ans et j’ai arpenté avec toujours le même plaisir le quartier autour de la cathédrale. Mes pas m’ont conduit sur la place Gutenberg où se dresse la statue de ….Gutenberg : gagné (sont malins ces alsaciens (remarquez ils l’auraient appelée la Place de la gare on n’aurait pas compris !)).Gutenberg est représenté, debout, tenant une feuille de papier où est écrit « Et la lumière fut », phrase gravée dans le bronze. Cela renvoie bien sûr au premier livre du premier imprimeur. Et je me suis dit qu’on allait à grand pas vers la fin de l’écrit-papier avec l’invasion tous les jours plus massive des supports numériques.
On a tous appris que l’arrivée de l’écriture est l’évènement qui sépare la préhistoire de l’histoire. En clair, environ 4000 ans avant JC, un supporter du PSG entre un soir dans une grotte et le lendemain matin c’est un écrivain qui en ressort. Certes ce n’est pas encore un prix Nobel de littérature mais c’est son ancêtre : sacrée mutation tout de même.
Parmi les premiers vestiges d’écriture on trouve des tablettes d’argile sur lesquelles étaient gravés des signes plus ou moins géométriques. Certaines de ces tablettes n’étaient même pas cuites et le sac de la ville où elles furent trouvées et l’incendie qui s’en suivit assurèrent cette cuisson grâce à laquelle elles sont arrivées jusqu’à nous. A cette époque, l’artiste prenait donc déjà le pas sur le barbare, qui croyant condamner à l’oubli la cité conquise en la brûlant lui donnait son éternité. Plus près de nous Hitler a voulu faire la même chose avec Guernica et Picasso est passé derrière lui.
Je ne vais pas refaire toute l’histoire de l’écrit mais juste rappeler qu’en 6 000 ans on est passé de l’argile au sable dont on extrait le silicium et les derniers supports que nous avons tous en poche aujourd’hui, les clés USB, permettent de stocker chacune, plusieurs dizaines ou centaines de fois une encyclopédie. C’est dire si l’on a gagné de la place en chemin. Mais au final à quoi cela nous sert-il ? Quand bien même tout le savoir accumulé par l’humanité tiendrait sur le bout du doigt nous ne pourrions pas le découvrir car notre temps à chacun est compté et puis surtout, surtout, tous les supports existants ou à venir n’auront jamais l’autonomie et donc la liberté du support physique qu’est le papier.
Alors on me dira que je suis un empêcheur d’avancer, que de tout temps il y a eu des réfractaires au progrès et que si on les avait écoutés on serait encore à se geler dans une grotte sans feu à mastiquer sans plaisir un bout de barbaque cru, nauséabond et indigeste. Peut-être mais je ne suis pas comme l’Oncle Vania cher à Roy Lewis et je ne suis pas pour tout jeter aux orties mais avaler les avancées techniques sans sourciller ni se poser de questions revient à dire que tout est bon et qu’il n’y a qu’à suivre le troupeau. C’est oublier que les zozos qui se chargent de préparer notre avenir créent en permanence des biens et des services mais aussi et surtout et d’abord des besoins. C’est oublier aussi que le progrès nous a donné quelques belles réalisations comme la Bombe avec un grand B comme BOUM. C’est oublier enfin, tout simplement que ce n’est pas le microprocesseur qui fait l’humanité mais le contraire et nous devenons tous les jours un peu plus les esclaves de nos inventions à 2 balles.
Pour en revenir à l’écrit puisque c’est mon propos et au livre en particulier, il est clair que rien ne remplacera le livre papier. Certes tu peux déjà partir avec ta bibliothèque du Congrès sous le bras mais il te faudra des fils, des piles, de l’électricité enfin tout ce bordel de liens qui te menottent quand tu penses qu’ils te libèrent et te montrent bien les limites physiques du numérique.
Des archéologues ont trouvé, près du mur d’Hadrien (C’est pas mon voisin Hadrien hein ! C’est un empereur romain qui, pour occuper ses soldats, les a envoyé faire un mur en Ecosse.) Bon, ben , au pied du mur y avait plus le maçon mais on a retrouvé des lettres écrites sur des écorces de bouleau. 2000 ans après on a pu lire sur des écorces de bouleau une correspondance entre une romaine et sa famille restée à Rome. Quand je pense que moi, aujourd’hui, ma clé USB a planté et que j’ai paumé tout ce que j’avais sauvegardé ça laisse rêveur non ? Et y en a qui viennent me dire que c’est le progrès de perdre un an de boulot en une fraction de seconde.
La correspondance justement parlons en : il y en a eu de très célèbres qui sont parvenues jusqu’à nous. Et sans aller chercher les génies de la littérature nous avons tous dans les greniers de nos parents ou de nos grands parents des paquets de lettres précieusement ficelés et conservés tels des bouts de la vraie croix. Ma regrettée mère a ainsi conservé toutes mes lettres de mon temps d’internat. Je les ai retrouvé après sa mort et n’est pas pu me résoudre à les jeter, laissant ce nécessaire nettoyage à la génération suivante. Quelle correspondance nous laisseront les SMS et consorts où l’onomatopée a pris le pas sur le mot et la suite de lettres sur la phrase. Que garderont les amoureux transis de leur échange de lettres parfumées pleines d’espoir ? D’ailleurs Moustaki a bien senti venir le coup puisqu’il a fait mourir son jeune facteur dès la fin des années soixante pour ne pas l’obliger à troquer ses lettres d’amour pour des paquets de pub.
Le livre est peut-être condamné car il prend du temps : à être écrit, à être imprimé, à être lu et le temps est une denrée qui réclame patience dans un monde où seul l’instant compte. Il prend même du temps à être détruit. On sait que toutes les dictatures se sont attachées à détruire l’écrit qui n’était pas aux ordres, on sait que ces régimes vous brulent pour un mot de « travers » mais on sait aussi que des prisons les plus closes des livres ont réussi à sortir pour crier la vérité ! Si le livre disparaît et avec lui l’écriture alors plus de mémoire et cette perte de mémoire signera peut-être le fin de l’Histoire.
Notre espèce pourra continuer d’exister mais nous aurons perdu notre humanité. J’espère avoir disparu avant !
On a tous appris que l’arrivée de l’écriture est l’évènement qui sépare la préhistoire de l’histoire. En clair, environ 4000 ans avant JC, un supporter du PSG entre un soir dans une grotte et le lendemain matin c’est un écrivain qui en ressort. Certes ce n’est pas encore un prix Nobel de littérature mais c’est son ancêtre : sacrée mutation tout de même.
Parmi les premiers vestiges d’écriture on trouve des tablettes d’argile sur lesquelles étaient gravés des signes plus ou moins géométriques. Certaines de ces tablettes n’étaient même pas cuites et le sac de la ville où elles furent trouvées et l’incendie qui s’en suivit assurèrent cette cuisson grâce à laquelle elles sont arrivées jusqu’à nous. A cette époque, l’artiste prenait donc déjà le pas sur le barbare, qui croyant condamner à l’oubli la cité conquise en la brûlant lui donnait son éternité. Plus près de nous Hitler a voulu faire la même chose avec Guernica et Picasso est passé derrière lui.
Je ne vais pas refaire toute l’histoire de l’écrit mais juste rappeler qu’en 6 000 ans on est passé de l’argile au sable dont on extrait le silicium et les derniers supports que nous avons tous en poche aujourd’hui, les clés USB, permettent de stocker chacune, plusieurs dizaines ou centaines de fois une encyclopédie. C’est dire si l’on a gagné de la place en chemin. Mais au final à quoi cela nous sert-il ? Quand bien même tout le savoir accumulé par l’humanité tiendrait sur le bout du doigt nous ne pourrions pas le découvrir car notre temps à chacun est compté et puis surtout, surtout, tous les supports existants ou à venir n’auront jamais l’autonomie et donc la liberté du support physique qu’est le papier.
Alors on me dira que je suis un empêcheur d’avancer, que de tout temps il y a eu des réfractaires au progrès et que si on les avait écoutés on serait encore à se geler dans une grotte sans feu à mastiquer sans plaisir un bout de barbaque cru, nauséabond et indigeste. Peut-être mais je ne suis pas comme l’Oncle Vania cher à Roy Lewis et je ne suis pas pour tout jeter aux orties mais avaler les avancées techniques sans sourciller ni se poser de questions revient à dire que tout est bon et qu’il n’y a qu’à suivre le troupeau. C’est oublier que les zozos qui se chargent de préparer notre avenir créent en permanence des biens et des services mais aussi et surtout et d’abord des besoins. C’est oublier aussi que le progrès nous a donné quelques belles réalisations comme la Bombe avec un grand B comme BOUM. C’est oublier enfin, tout simplement que ce n’est pas le microprocesseur qui fait l’humanité mais le contraire et nous devenons tous les jours un peu plus les esclaves de nos inventions à 2 balles.
Pour en revenir à l’écrit puisque c’est mon propos et au livre en particulier, il est clair que rien ne remplacera le livre papier. Certes tu peux déjà partir avec ta bibliothèque du Congrès sous le bras mais il te faudra des fils, des piles, de l’électricité enfin tout ce bordel de liens qui te menottent quand tu penses qu’ils te libèrent et te montrent bien les limites physiques du numérique.
Des archéologues ont trouvé, près du mur d’Hadrien (C’est pas mon voisin Hadrien hein ! C’est un empereur romain qui, pour occuper ses soldats, les a envoyé faire un mur en Ecosse.) Bon, ben , au pied du mur y avait plus le maçon mais on a retrouvé des lettres écrites sur des écorces de bouleau. 2000 ans après on a pu lire sur des écorces de bouleau une correspondance entre une romaine et sa famille restée à Rome. Quand je pense que moi, aujourd’hui, ma clé USB a planté et que j’ai paumé tout ce que j’avais sauvegardé ça laisse rêveur non ? Et y en a qui viennent me dire que c’est le progrès de perdre un an de boulot en une fraction de seconde.
La correspondance justement parlons en : il y en a eu de très célèbres qui sont parvenues jusqu’à nous. Et sans aller chercher les génies de la littérature nous avons tous dans les greniers de nos parents ou de nos grands parents des paquets de lettres précieusement ficelés et conservés tels des bouts de la vraie croix. Ma regrettée mère a ainsi conservé toutes mes lettres de mon temps d’internat. Je les ai retrouvé après sa mort et n’est pas pu me résoudre à les jeter, laissant ce nécessaire nettoyage à la génération suivante. Quelle correspondance nous laisseront les SMS et consorts où l’onomatopée a pris le pas sur le mot et la suite de lettres sur la phrase. Que garderont les amoureux transis de leur échange de lettres parfumées pleines d’espoir ? D’ailleurs Moustaki a bien senti venir le coup puisqu’il a fait mourir son jeune facteur dès la fin des années soixante pour ne pas l’obliger à troquer ses lettres d’amour pour des paquets de pub.
Le livre est peut-être condamné car il prend du temps : à être écrit, à être imprimé, à être lu et le temps est une denrée qui réclame patience dans un monde où seul l’instant compte. Il prend même du temps à être détruit. On sait que toutes les dictatures se sont attachées à détruire l’écrit qui n’était pas aux ordres, on sait que ces régimes vous brulent pour un mot de « travers » mais on sait aussi que des prisons les plus closes des livres ont réussi à sortir pour crier la vérité ! Si le livre disparaît et avec lui l’écriture alors plus de mémoire et cette perte de mémoire signera peut-être le fin de l’Histoire.
Notre espèce pourra continuer d’exister mais nous aurons perdu notre humanité. J’espère avoir disparu avant !
jeudi 10 février 2011
SCOOOOOOOP!!!!!
En avant première et avant la presse de demain le compte rendu de l'entretien prévue ce soir sur TF1 entre le Président de la République et Jean Pierre PERNAUD.
Voir la chronique "Liberté dépensée" du 2 Février 2010....
Dans un an même chose!
Voir la chronique "Liberté dépensée" du 2 Février 2010....
Dans un an même chose!
mardi 8 février 2011
Chronique des jours fériés anglais
Le bruit court qu’au Royaume Uni on pourrait supprimer le jour férié du 1er Mai et le reporter en automne, période de l’année moins dotée en jours de repos officiel.
Pourquoi pas.
Alors allons y. lâchons nous et imaginons un calendrier non plus figé comme l’ont adopté les grégoriens en l’an jesaisplusquand mais souple, adaptable, libre, libéral. D’ailleurs certains ont déjà bien commencé. Par exemple dans tous ces pays –dont le notre- où le libéralisme fait sa loi en supprimant toutes celles qui existent, qu’observe-t-on ? Que le calendrier des pauvres a changé. Grâce à cette souplesse apportée à la gestion du temps, les fins de mois ne commencent plus le 20 mais le 5 et bientôt elles commenceront à nouveau le 20, mais celui du mois précédent. C’est ce régime abscond qui préconise l’ouverture des magasins le dimanche, les jours fériés, le jour, la nuit car la vie de l’homme ne peut, ne doit pas être autre chose qu’un acte de consommation et ce depuis qu’il est imaginé en rêve par ses futurs géniteurs jusqu’à largement après sa mort. Tout s’achète et tout se vent. La limite, c’est juste que ces salauds de pauvres n’achètent pas !
Allons toujours plus loin. Pourquoi ne pas déplacer les jours fériés à la tête du client, personnaliser les jours fériés ? Bien sûr c’est le patron qui décidera de ce planning à la carte et quand vous rentrerez de congés, fin aout, vous apprendrez que le 1er Janvier, le 14 Juillet et le 11 novembre sont tombés cette année en plein milieu de votre mois d’Aout à vous mais pas sur celui de vos compagnons de labeur qui ont bossé tout le mois.
Allons encore plus loin dans le délire. Mais cette fois positionnons nous côté des non patrons. Pourquoi faudrait il toujours conserver cette suite barbante à force de répétitions qui commence avec le chiffre 1 et se termine le 31 pour les mois les plus longs ? Mon mois à moi débuterait le 31 avec l’encaissement du salaire. Comme je suis prélevé le 10 pour les impôts et le reste, je décide à l’unanimité plus une voix (comme dans l’ancienne Egypte (celle de Moubarak)) je décide donc de supprimer le 10 mois et je me fais même un mois de 31 jours mais avec seulement des 31 pour encaisser tous les jours.
Allons toujours plus loin et attrapons à bras le corps les bornes de l’idiotie la plus crasse et portons les à l’horizon de l’absolu, là où Audiard faisait dire à Ventura : « Les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Imaginons alors un calendrier comme les montres molles du fou de Port Lligat, où le temps, se moquant des lois de la physique, n’obéirait plus qu’à celles du fric et du pouvoir (oui je sais c’est pareil !), un calendrier sans repères, une époque où le temps aurait été aboli, un temps sans passé ni futur, juste du présent qui se passe de la réflexion, une époque bénie pour les décideurs sans scrupule qui aurait ramené l’homme à l’état animal qui vit toujours tout pour la première fois, comme un eternel recommencement.
Les Anglais ont inventé beaucoup de choses dont le nonsense. Ben du coup l’humour anglais me fait moins rire.
Pourquoi pas.
Alors allons y. lâchons nous et imaginons un calendrier non plus figé comme l’ont adopté les grégoriens en l’an jesaisplusquand mais souple, adaptable, libre, libéral. D’ailleurs certains ont déjà bien commencé. Par exemple dans tous ces pays –dont le notre- où le libéralisme fait sa loi en supprimant toutes celles qui existent, qu’observe-t-on ? Que le calendrier des pauvres a changé. Grâce à cette souplesse apportée à la gestion du temps, les fins de mois ne commencent plus le 20 mais le 5 et bientôt elles commenceront à nouveau le 20, mais celui du mois précédent. C’est ce régime abscond qui préconise l’ouverture des magasins le dimanche, les jours fériés, le jour, la nuit car la vie de l’homme ne peut, ne doit pas être autre chose qu’un acte de consommation et ce depuis qu’il est imaginé en rêve par ses futurs géniteurs jusqu’à largement après sa mort. Tout s’achète et tout se vent. La limite, c’est juste que ces salauds de pauvres n’achètent pas !
Allons toujours plus loin. Pourquoi ne pas déplacer les jours fériés à la tête du client, personnaliser les jours fériés ? Bien sûr c’est le patron qui décidera de ce planning à la carte et quand vous rentrerez de congés, fin aout, vous apprendrez que le 1er Janvier, le 14 Juillet et le 11 novembre sont tombés cette année en plein milieu de votre mois d’Aout à vous mais pas sur celui de vos compagnons de labeur qui ont bossé tout le mois.
Allons encore plus loin dans le délire. Mais cette fois positionnons nous côté des non patrons. Pourquoi faudrait il toujours conserver cette suite barbante à force de répétitions qui commence avec le chiffre 1 et se termine le 31 pour les mois les plus longs ? Mon mois à moi débuterait le 31 avec l’encaissement du salaire. Comme je suis prélevé le 10 pour les impôts et le reste, je décide à l’unanimité plus une voix (comme dans l’ancienne Egypte (celle de Moubarak)) je décide donc de supprimer le 10 mois et je me fais même un mois de 31 jours mais avec seulement des 31 pour encaisser tous les jours.
Allons toujours plus loin et attrapons à bras le corps les bornes de l’idiotie la plus crasse et portons les à l’horizon de l’absolu, là où Audiard faisait dire à Ventura : « Les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Imaginons alors un calendrier comme les montres molles du fou de Port Lligat, où le temps, se moquant des lois de la physique, n’obéirait plus qu’à celles du fric et du pouvoir (oui je sais c’est pareil !), un calendrier sans repères, une époque où le temps aurait été aboli, un temps sans passé ni futur, juste du présent qui se passe de la réflexion, une époque bénie pour les décideurs sans scrupule qui aurait ramené l’homme à l’état animal qui vit toujours tout pour la première fois, comme un eternel recommencement.
Les Anglais ont inventé beaucoup de choses dont le nonsense. Ben du coup l’humour anglais me fait moins rire.
lundi 7 février 2011
Chronique de la Dordogne et des Dordognais
Le Dordoňiais est mauvais. La Dordoňiaise itou (attention toutes les Dordoňiaises ne sont pas idiotes y en a qui sont ministres (ah bon ça empêche pas ?)).
On sait que nos ancêtres ont débuté là-bas, dans des cavernes. On sait moins qu’ils vivent encore comme à l’époque, dans des grottes où ils élèvent des palmipèdes, pas des plongeurs avec les bouteilles et la combinaison non des vrais, du genre canards, oies, etc…avec des plumes quoi mais pas non plus comme un oreiller, avec des pattes en plus quoi. Bon vous voyez là ! Donc ils élèvent des anatidés (c’est pas le nom des habitants d’une antique cité disparue !) en les gavant afin de les rendre malade et de les manger. A-t-on déjà vu activité plus dégradante et régime plus horrible : manger des animaux malades !
Ce n’est pas tout. C’est aussi un endroit où l’on se nourrit de tubercule trouvé sous terre, au pied de certains arbres : la truffe. Je connais une autre espèce vivante qui procède ainsi : les cochons. C’est tout dire !
Enfin, ultime trahison et peut-être la plus grave, vous vous êtes laissé envahir par l’anglais au point qu’il y a, parait il, certains petits bourgs où l’on parlerait même la langue de Shakespeare dans la rue.
Résumons-nous sur la Dordogne : on y massacre des animaux. On s’y nourrit comme des animaux. Et pour finir l’on y pactise avec le plus séculaire de nos ennemis : l’anglais qui fit finir le Grand Napoléon comme il avait commencé c’est à dire sur une île.
Dois-je encore continuer plus loin cette litanie défaitiste sur cet ancien bastion des plus grandes traditions françaises ? Non car je sens que la coupe est pleine chez le Dordognais qui lira peut-être ces lignes
* * *
Dordognaise, ma sœur, Dordognais, mon frère, tu auras compris que tout ce qui précède est une plaisanterie. Ce n’est que le cheminement de ma pensée pour me poser la question existentielle du jour : qu’est ce que vous avez pu faire comme connerie pour mériter ce qui vous arrive. Non c’est vrai.
On trouve chez vous les racines de l’art rupestre c'est-à-dire ce qui nous a permis de nous distinguer des animaux et des supporters du PSG.
On trouve aussi chez vous les bases de la cuisine qui résiste encore et toujours aux empoisonneurs du manger vite. (Remarquez vu ce qu’ils servent vaut mieux le manger vite because s’il fallait passer deux heures à manger ces trucs je vous dis pas !).
C’est encore chez vous qu’on trouve des vins divins (à consommer avec Modéracion ou Carmen si la première est absente !),
C’est enfin chez vous qu’on trouve des paysages extraordinaires et surtout un accueil qui fait chaud au cœur et qui rappelle l’auvergnat de Brassens. Bref je m’imagine assez bien finir mes jours dans une de vos vieilles maisons avec vos produits, vos horizons et votre compagnie. Rebref j’aime la Dordogne et les Dordognais. C’est pourquoi je m’indigne de ce qui vous arrive.
Votre orgueil et votre réserve naturelle (pas celle de Liorac hein ?) vous poussent à cacher votre souffrance et la blessure de votre cœur. Les jours, les mois, les années qui arrivent vont être un calvaire pour tous les Dordognais. La Dordogne vient d’entre dans un hiver à côté duquel l’hiver nucléaire ressemble au printemps en Anatolie.
Comment vous aidez, mes amis, mes frères ? Et pourquoi, encore une fois, est ce tombé sur vous ? Le fatum : je ne vois rien d’autre. Votre destin devait être écrit dans les astres. Et je le prouve : mes recherches m’ont permis de retrouver un vieux grimoire de Nostradamus où l’on peut lire. « Quand le troisième débutera du tyran le pays du sable se libèrera, et de la Périgourdie la pincée jamais ne sortira ; »
Pas facile à comprendre au premier rabord mais au troisième rabord ça commence à s’éclaircir et quand on a fini la bouteille la vérité sort de la cave (oui parce que dans le puits y a que de l’eau !)
« Quand le troisième débutera » : il s’agit bien sûr du troisième millénaire qui vient à peine de commencer.
« Le pays du sable » même si ça part en live dans plein de pays où y a pas mal de sable je pense bien sûr à la belle Tunisie.
Et quand on en est là, on comprend tout de suite que la pincée c’est notre unique et très enviée ministre des affaires étrangères mais alors complètement étrangères à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un atome de sens politique, notre MAM nationale.
Ben oui mais chers Dordognais, mes chères Dordognaises, la regrettée (ah bon elle est pas encore partie ?) Michèle Alliot Marie a promis qu’elle ne sortirait plus de la Dordogne.
C’est pas très grand chez moi mais j’offre l’asile politique à un couple et deux enfants. D’ici là gardez courage !
On sait que nos ancêtres ont débuté là-bas, dans des cavernes. On sait moins qu’ils vivent encore comme à l’époque, dans des grottes où ils élèvent des palmipèdes, pas des plongeurs avec les bouteilles et la combinaison non des vrais, du genre canards, oies, etc…avec des plumes quoi mais pas non plus comme un oreiller, avec des pattes en plus quoi. Bon vous voyez là ! Donc ils élèvent des anatidés (c’est pas le nom des habitants d’une antique cité disparue !) en les gavant afin de les rendre malade et de les manger. A-t-on déjà vu activité plus dégradante et régime plus horrible : manger des animaux malades !
Ce n’est pas tout. C’est aussi un endroit où l’on se nourrit de tubercule trouvé sous terre, au pied de certains arbres : la truffe. Je connais une autre espèce vivante qui procède ainsi : les cochons. C’est tout dire !
Enfin, ultime trahison et peut-être la plus grave, vous vous êtes laissé envahir par l’anglais au point qu’il y a, parait il, certains petits bourgs où l’on parlerait même la langue de Shakespeare dans la rue.
Résumons-nous sur la Dordogne : on y massacre des animaux. On s’y nourrit comme des animaux. Et pour finir l’on y pactise avec le plus séculaire de nos ennemis : l’anglais qui fit finir le Grand Napoléon comme il avait commencé c’est à dire sur une île.
Dois-je encore continuer plus loin cette litanie défaitiste sur cet ancien bastion des plus grandes traditions françaises ? Non car je sens que la coupe est pleine chez le Dordognais qui lira peut-être ces lignes
* * *
Dordognaise, ma sœur, Dordognais, mon frère, tu auras compris que tout ce qui précède est une plaisanterie. Ce n’est que le cheminement de ma pensée pour me poser la question existentielle du jour : qu’est ce que vous avez pu faire comme connerie pour mériter ce qui vous arrive. Non c’est vrai.
On trouve chez vous les racines de l’art rupestre c'est-à-dire ce qui nous a permis de nous distinguer des animaux et des supporters du PSG.
On trouve aussi chez vous les bases de la cuisine qui résiste encore et toujours aux empoisonneurs du manger vite. (Remarquez vu ce qu’ils servent vaut mieux le manger vite because s’il fallait passer deux heures à manger ces trucs je vous dis pas !).
C’est encore chez vous qu’on trouve des vins divins (à consommer avec Modéracion ou Carmen si la première est absente !),
C’est enfin chez vous qu’on trouve des paysages extraordinaires et surtout un accueil qui fait chaud au cœur et qui rappelle l’auvergnat de Brassens. Bref je m’imagine assez bien finir mes jours dans une de vos vieilles maisons avec vos produits, vos horizons et votre compagnie. Rebref j’aime la Dordogne et les Dordognais. C’est pourquoi je m’indigne de ce qui vous arrive.
Votre orgueil et votre réserve naturelle (pas celle de Liorac hein ?) vous poussent à cacher votre souffrance et la blessure de votre cœur. Les jours, les mois, les années qui arrivent vont être un calvaire pour tous les Dordognais. La Dordogne vient d’entre dans un hiver à côté duquel l’hiver nucléaire ressemble au printemps en Anatolie.
Comment vous aidez, mes amis, mes frères ? Et pourquoi, encore une fois, est ce tombé sur vous ? Le fatum : je ne vois rien d’autre. Votre destin devait être écrit dans les astres. Et je le prouve : mes recherches m’ont permis de retrouver un vieux grimoire de Nostradamus où l’on peut lire. « Quand le troisième débutera du tyran le pays du sable se libèrera, et de la Périgourdie la pincée jamais ne sortira ; »
Pas facile à comprendre au premier rabord mais au troisième rabord ça commence à s’éclaircir et quand on a fini la bouteille la vérité sort de la cave (oui parce que dans le puits y a que de l’eau !)
« Quand le troisième débutera » : il s’agit bien sûr du troisième millénaire qui vient à peine de commencer.
« Le pays du sable » même si ça part en live dans plein de pays où y a pas mal de sable je pense bien sûr à la belle Tunisie.
Et quand on en est là, on comprend tout de suite que la pincée c’est notre unique et très enviée ministre des affaires étrangères mais alors complètement étrangères à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un atome de sens politique, notre MAM nationale.
Ben oui mais chers Dordognais, mes chères Dordognaises, la regrettée (ah bon elle est pas encore partie ?) Michèle Alliot Marie a promis qu’elle ne sortirait plus de la Dordogne.
C’est pas très grand chez moi mais j’offre l’asile politique à un couple et deux enfants. D’ici là gardez courage !
dimanche 19 décembre 2010
Chronique de la relativité géographique des adjectifs qualificatifs
Kaboul ! Kaboul où l’on manque de tout sauf de combattants. Kaboul où l’on ne jette rien sauf des bombes. Kaboul qui fonctionne au système D : D comme débrouille, D comme dérobé, D comme démonté, D comme durable. Kaboul où, grâce au système D justement, on finit par trouver de tout. Et notamment de l’intelligence, du savoir faire, des solutions là où, depuis longtemps déjà, nous avons baissé les bras, arrêté de chercher et donc de trouver.
Il y a à Kaboul un quartier où l’on récupère, démonte, répare tout ce qui touche de près ou de loin au numérique et à l’informatique. Avec 3 appareils photos en panne -pas forcément de la même marque- on vous en fait un en état de marche. Dans ce capharnaüm on trouve de tout puisqu’encore une fois, on ne jette rien. Rien ne s’y perd, rien ne s’y crée, tout s’y transforme. Lavoisier devait avoir des origines afghanes. Le contraire de nous qui jetons tout et ne trouvons rien. On y enseigne, aussi, la maitrise de l’outil informatique, dans des conditions inacceptables pour nous.
Cette info, péchée dans la revue l’Ordinateur Individuel de ce mois ci, me ramène une fois de plus à redire tout ce qu’il y a à apprendre des gens de peu, des pays de peu ; tout ce que le confort technique et l’abondance nous ont fait perdre.
Et nous qu’avons-nous en face ? Un premier ministre en quasi chômage depuis 2007, tant il est phagocyté par le Président et qui, à défaut de pouvoir changer la vie du pays essaye de prévoir le temps qu’il va y faire. Doit-il se sentir impuissant le pauvre François pour suivre aveuglément sa cellule de conseil en communication qui n’a pas été fichue de lire le bulletin météo publié dans toutes les gazettes. Et que penser de la capacité à restaurer la confiance d’une équipe qui a comme priorité la qualité des prévisions météo ? A moins que tout cela ne soit qu’un écran de fumée pour parler d’autre chose que du chômage, du pouvoir d’achat ou du partage des richesses. Dans les 2 cas les élites qui nous gouvernent se moquent des citoyens.
On sait que le sens des mots peut changer dans le temps. On a trop tendance à oublier que ce sens peut également changer dans l’espace. Nous vivons dans une société du jetable ; seule solution à la marche forcée de la vente, elle-même quasi forcée. Alors l’on me dira que de plus en plus la récupération se met en place, que bientôt tous les déchets seront inscrit dans cette filière du recyclage. Mais cette solution est trompeuse car elle mène elle aussi à l’échec. Le recyclage ne fait que retarder de quelques années le problème du manque de matières premières. La seule solution consiste dans la limitation de leur consommation. La solution existe : c’est celle des bricoleurs afghans ou d’autres pays sans ressources qui consiste à recycler pour faire durer le produit et ainsi diminuer le prélèvement des matières premières. On voit par là que la nature du produit n’a rien à voir dans sa durée de vie et que le même bien qui est jetable chez nous est durable en plein Afghanistan et qu’il suffit de quelques milliers de kilomètres pour changer le sens d’un mot.
Oh bien sûr je ne suis pas naïf et je sais bien que la nature humaine est la même à Kaboul qu’à Paris et que ces pauvres devenus riches oublieront bien vite leurs anciens comportements ce qui prouvera, s’il en était besoin, qu’ils étaient motivés par la nécessité et non par l’intérêt général. En attentant, nous serions bien inspiré de prendre exemple sur eux et de faire chez nous ce qui se fait ailleurs et autrement !
Il y a à Kaboul un quartier où l’on récupère, démonte, répare tout ce qui touche de près ou de loin au numérique et à l’informatique. Avec 3 appareils photos en panne -pas forcément de la même marque- on vous en fait un en état de marche. Dans ce capharnaüm on trouve de tout puisqu’encore une fois, on ne jette rien. Rien ne s’y perd, rien ne s’y crée, tout s’y transforme. Lavoisier devait avoir des origines afghanes. Le contraire de nous qui jetons tout et ne trouvons rien. On y enseigne, aussi, la maitrise de l’outil informatique, dans des conditions inacceptables pour nous.
Cette info, péchée dans la revue l’Ordinateur Individuel de ce mois ci, me ramène une fois de plus à redire tout ce qu’il y a à apprendre des gens de peu, des pays de peu ; tout ce que le confort technique et l’abondance nous ont fait perdre.
Et nous qu’avons-nous en face ? Un premier ministre en quasi chômage depuis 2007, tant il est phagocyté par le Président et qui, à défaut de pouvoir changer la vie du pays essaye de prévoir le temps qu’il va y faire. Doit-il se sentir impuissant le pauvre François pour suivre aveuglément sa cellule de conseil en communication qui n’a pas été fichue de lire le bulletin météo publié dans toutes les gazettes. Et que penser de la capacité à restaurer la confiance d’une équipe qui a comme priorité la qualité des prévisions météo ? A moins que tout cela ne soit qu’un écran de fumée pour parler d’autre chose que du chômage, du pouvoir d’achat ou du partage des richesses. Dans les 2 cas les élites qui nous gouvernent se moquent des citoyens.
On sait que le sens des mots peut changer dans le temps. On a trop tendance à oublier que ce sens peut également changer dans l’espace. Nous vivons dans une société du jetable ; seule solution à la marche forcée de la vente, elle-même quasi forcée. Alors l’on me dira que de plus en plus la récupération se met en place, que bientôt tous les déchets seront inscrit dans cette filière du recyclage. Mais cette solution est trompeuse car elle mène elle aussi à l’échec. Le recyclage ne fait que retarder de quelques années le problème du manque de matières premières. La seule solution consiste dans la limitation de leur consommation. La solution existe : c’est celle des bricoleurs afghans ou d’autres pays sans ressources qui consiste à recycler pour faire durer le produit et ainsi diminuer le prélèvement des matières premières. On voit par là que la nature du produit n’a rien à voir dans sa durée de vie et que le même bien qui est jetable chez nous est durable en plein Afghanistan et qu’il suffit de quelques milliers de kilomètres pour changer le sens d’un mot.
Oh bien sûr je ne suis pas naïf et je sais bien que la nature humaine est la même à Kaboul qu’à Paris et que ces pauvres devenus riches oublieront bien vite leurs anciens comportements ce qui prouvera, s’il en était besoin, qu’ils étaient motivés par la nécessité et non par l’intérêt général. En attentant, nous serions bien inspiré de prendre exemple sur eux et de faire chez nous ce qui se fait ailleurs et autrement !
vendredi 15 octobre 2010
Ce que disait Thomas Jefferson...
Un fait divers évoqué un temps par les médias nationaux puis, l’actualité aidant, laissé à la presse régionale a défrayé la chronique il y a quelques semaines et continue à faire de temps en temps la une du Midi Libre, quotidien du midi (dixit lui-même).
J’ai voulu en savoir un peu plus alors j’ai pris mon virtuel navire et j’ai navigué. Je n’ai pas eu le mal de mer mais il m’est arrivé d’avoir la nausée tant ce que j’ai trouvé exhalait les pires miasmes.
Les faits d’abord : deux jeunes filles (dont au moins une est mineure) s’introduisent dans une maison pour faire un cambriolage. Pour leur défense elles avancent avoir sonné à plusieurs reprises pour s’assurer qu’il n’y avait personne. Mais le propriétaire était là. Un vieux monsieur de 73 ans qui n’a pas répondu parce qu’il faisait la sieste ou parce qu’il n’a pas voulu répondre.
Quand il entend du bruit il se réveille et prenant peur va chercher son fusil et de vieilles cartouches et paniqué, selon son avocat, tire sur les deux cambrioleuses. Puis la suite habituelle : arrivée des gendarmes, juge et puis détention provisoire et du provisoire qui dure depuis plus de 2 mois maintenant. Sentiment d’injustice dans le petit village et même la région et même un moment le pays. Un comité de soutien se créé avec blog à l’appui et j’y suis allé et je vous conseille d’y aller aussi. Il y a du beau monde. Les amis de Mr Galinier ont du être surpris de se voir soudain en si bonne compagnie. Pas moins que le Prince Sixte Henri de Bourbon Parme, lui-même, s’est déplacé pour animer un dîner débat sur le thème « Le suicide des dynasties européennes ». Un sujet brulant d’actualité et en lien direct avec les problèmes de ce pauvre Mr Galinier.
On y trouve aussi le rappel d’une déclaration de Xavier Bertrand (oui celui là même le chevalier serf, servant, servile (biffer les mentions inutiles) du prince qu’on sort quand il ne pleut pas (à cause de la taille) qui s’étonne du maintien en prison de Mr Galinier suivi bientôt par nombre de ses amis politiques.
Comment voulez vous que le citoyen lambda fasse confiance aux politiques quand ils en ont comme image Xavier ou Ségolène. Sixte Henri, Xavier et tous leurs amis de l’extrême savent bien ce qu’est la légitime défense dont le bénéfice a été refusé à Mr Galinier. Mais ce qui compte c’est gagner des voix à n’importe quel prix. Pour cela il suffit de gants jetables et d’une pince à linge (à cause des mauvaises odeurs).
Alors j’entends déjà les va-t-en guerre m’invectivaient d’un « et si ça t’arrive à toi connard tu feras quoi ? » Si çà m’arrive à moi, même étant un farouche opposant de la peine de mort et de l’auto défense, il n’est pas exclu que je fasse la même chose que ce pauvre monsieur. Je vais même être encore plus clair : si un fêlé en liberté, comme il y en a malheureusement, s’acharnait sur l’un des miens, je crois que je n’aurai de cesse que de le flinguer. Et alors ça veut dire quoi ? Est-ce ce serait la justice ? Est-ce que ce serait le respect de la loi ? Non bien sûr. On serait dans le domaine de la vengeance qui relève du privé et non de l’état de droit et il serait alors juste que je sois arrêté, jugé et peut-être condamné. S’il n’en est pas ainsi où va-ton ? Vers l’anarchie, l’arbitraire, la barbarie. Car ne nous y trompons on va en trouver prêts à dégainer au premier coup de klaxon sous leur fenêtre. C’est pour éviter çà qu’au cours des siècles un état de droit s’est constitué dans notre pays ;. Ce n’est pas simple. C’est même le contraire ; c’est très compliqué de vivre ensemble, d’accepter les différences, d’entendre une autre musique, de goûter une autre cuisine. Mais quand on y arrive, n’est ce pas formidable ? Alors oui il y a des dérapages mais ne faisons des exceptions les règles. Et quand Xavier ou Sixte Henri se permettent leur commentaire, eux qui ont fait de longues études, en droit peut-être, savent très bien ce qu’ils disent, savent où peut mener leur discours de bas étage. Ils savent que ce faisant ils ne montrent que du mépris pour ceux qui les écoutent et ils savent même qu’en se salissant ils salissent la fonction qu’ils occupent. Mais peut leur importe. Ce qui compte c’est l’immédiateté et l’immédiateté c’est la prochaine élection qu’il faut gagner. Ce sont des pollueurs des esprits et comme les pollueurs de l’environnement ils n’ont rien à faire du long terme.
Nous voyons arriver vers nous toute la misère noire du monde et toute cette « nomadité » attirée par nos lumières : Lumières du siècle du même nom, lumières d’un pays riche, lumières trompeuses puisqu’au bout de la course il y a le rejet car on ne peut bien sûr pas accueillir toute la misère du monde.
Et pour ceux qui réussissent à s’installer, à travailler, à vivre, à fonder une famille pourquoi ne pas leur donner leur chance. On emploie beaucoup le mot « intégration » comme si cette porte étroite était le passage obligé à l’acceptation. Où a t on vu les migrants s’intégrer et oublier leur histoire, leur culture, leurs coutumes. Dans le biterrois où a eu lieu ce drame de l’auto défense, après la guerre d’Espagne, au moment de la Retirada, se sont installés des centaines de milliers d’espagnols. Une étude démographique a même montré que dans certains villages, plus des trois quart de la population est d’origine espagnole. La conséquence la plus visible en est la place prise par les coutumes, les fêtes espagnoles. Qui s’en plaindra ? Et pourtant en 1939 quand ils arrivés les espingouins comme on les appelait quel accueil ont-ils eu ? Je me souviens que gamin on se foutait d’eux, encouragés pas nos aînés, on se moquait de leur tenues dépenaillées, de leur français approximatif, de leurs habitudes alimentaires ou culturelles. Ils ne se sont pas adaptés. Ils ont pris leur place. Ils ont pris la place mais il a fallu du temps. On a facilement peur de ce(ceux) que l’on ne connaît pas.
Récemment dans un débat, un journalisme italien s’étonnait de la surprise de ses collègues français présents autour du micro et qui ne comprenaient pas que les émeutes de 2005 dans les banlieues, aient pu avoir un écho important un peu partout dans le monde. Il a alors expliqué qu’au rang des nations, par son histoire, par ses grands hommes, intellectuels, savants, etc, la France étaient un phare pour beaucoup de citoyens du monde.
Je terminerai par deux citations connues de Thomas Jefferson, troisième Président des Etats-Unis mais qu’il n’est pas inutile de rappeler.
« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »
« Tout homme a deux patries : son pays et la France »
Mr Galinier va bientôt attaquer son 3ème mois de prison, il serait peut-être temps de le laisser sortir en attendant son procès.
J’ai voulu en savoir un peu plus alors j’ai pris mon virtuel navire et j’ai navigué. Je n’ai pas eu le mal de mer mais il m’est arrivé d’avoir la nausée tant ce que j’ai trouvé exhalait les pires miasmes.
Les faits d’abord : deux jeunes filles (dont au moins une est mineure) s’introduisent dans une maison pour faire un cambriolage. Pour leur défense elles avancent avoir sonné à plusieurs reprises pour s’assurer qu’il n’y avait personne. Mais le propriétaire était là. Un vieux monsieur de 73 ans qui n’a pas répondu parce qu’il faisait la sieste ou parce qu’il n’a pas voulu répondre.
Quand il entend du bruit il se réveille et prenant peur va chercher son fusil et de vieilles cartouches et paniqué, selon son avocat, tire sur les deux cambrioleuses. Puis la suite habituelle : arrivée des gendarmes, juge et puis détention provisoire et du provisoire qui dure depuis plus de 2 mois maintenant. Sentiment d’injustice dans le petit village et même la région et même un moment le pays. Un comité de soutien se créé avec blog à l’appui et j’y suis allé et je vous conseille d’y aller aussi. Il y a du beau monde. Les amis de Mr Galinier ont du être surpris de se voir soudain en si bonne compagnie. Pas moins que le Prince Sixte Henri de Bourbon Parme, lui-même, s’est déplacé pour animer un dîner débat sur le thème « Le suicide des dynasties européennes ». Un sujet brulant d’actualité et en lien direct avec les problèmes de ce pauvre Mr Galinier.
On y trouve aussi le rappel d’une déclaration de Xavier Bertrand (oui celui là même le chevalier serf, servant, servile (biffer les mentions inutiles) du prince qu’on sort quand il ne pleut pas (à cause de la taille) qui s’étonne du maintien en prison de Mr Galinier suivi bientôt par nombre de ses amis politiques.
Comment voulez vous que le citoyen lambda fasse confiance aux politiques quand ils en ont comme image Xavier ou Ségolène. Sixte Henri, Xavier et tous leurs amis de l’extrême savent bien ce qu’est la légitime défense dont le bénéfice a été refusé à Mr Galinier. Mais ce qui compte c’est gagner des voix à n’importe quel prix. Pour cela il suffit de gants jetables et d’une pince à linge (à cause des mauvaises odeurs).
Alors j’entends déjà les va-t-en guerre m’invectivaient d’un « et si ça t’arrive à toi connard tu feras quoi ? » Si çà m’arrive à moi, même étant un farouche opposant de la peine de mort et de l’auto défense, il n’est pas exclu que je fasse la même chose que ce pauvre monsieur. Je vais même être encore plus clair : si un fêlé en liberté, comme il y en a malheureusement, s’acharnait sur l’un des miens, je crois que je n’aurai de cesse que de le flinguer. Et alors ça veut dire quoi ? Est-ce ce serait la justice ? Est-ce que ce serait le respect de la loi ? Non bien sûr. On serait dans le domaine de la vengeance qui relève du privé et non de l’état de droit et il serait alors juste que je sois arrêté, jugé et peut-être condamné. S’il n’en est pas ainsi où va-ton ? Vers l’anarchie, l’arbitraire, la barbarie. Car ne nous y trompons on va en trouver prêts à dégainer au premier coup de klaxon sous leur fenêtre. C’est pour éviter çà qu’au cours des siècles un état de droit s’est constitué dans notre pays ;. Ce n’est pas simple. C’est même le contraire ; c’est très compliqué de vivre ensemble, d’accepter les différences, d’entendre une autre musique, de goûter une autre cuisine. Mais quand on y arrive, n’est ce pas formidable ? Alors oui il y a des dérapages mais ne faisons des exceptions les règles. Et quand Xavier ou Sixte Henri se permettent leur commentaire, eux qui ont fait de longues études, en droit peut-être, savent très bien ce qu’ils disent, savent où peut mener leur discours de bas étage. Ils savent que ce faisant ils ne montrent que du mépris pour ceux qui les écoutent et ils savent même qu’en se salissant ils salissent la fonction qu’ils occupent. Mais peut leur importe. Ce qui compte c’est l’immédiateté et l’immédiateté c’est la prochaine élection qu’il faut gagner. Ce sont des pollueurs des esprits et comme les pollueurs de l’environnement ils n’ont rien à faire du long terme.
Nous voyons arriver vers nous toute la misère noire du monde et toute cette « nomadité » attirée par nos lumières : Lumières du siècle du même nom, lumières d’un pays riche, lumières trompeuses puisqu’au bout de la course il y a le rejet car on ne peut bien sûr pas accueillir toute la misère du monde.
Et pour ceux qui réussissent à s’installer, à travailler, à vivre, à fonder une famille pourquoi ne pas leur donner leur chance. On emploie beaucoup le mot « intégration » comme si cette porte étroite était le passage obligé à l’acceptation. Où a t on vu les migrants s’intégrer et oublier leur histoire, leur culture, leurs coutumes. Dans le biterrois où a eu lieu ce drame de l’auto défense, après la guerre d’Espagne, au moment de la Retirada, se sont installés des centaines de milliers d’espagnols. Une étude démographique a même montré que dans certains villages, plus des trois quart de la population est d’origine espagnole. La conséquence la plus visible en est la place prise par les coutumes, les fêtes espagnoles. Qui s’en plaindra ? Et pourtant en 1939 quand ils arrivés les espingouins comme on les appelait quel accueil ont-ils eu ? Je me souviens que gamin on se foutait d’eux, encouragés pas nos aînés, on se moquait de leur tenues dépenaillées, de leur français approximatif, de leurs habitudes alimentaires ou culturelles. Ils ne se sont pas adaptés. Ils ont pris leur place. Ils ont pris la place mais il a fallu du temps. On a facilement peur de ce(ceux) que l’on ne connaît pas.
Récemment dans un débat, un journalisme italien s’étonnait de la surprise de ses collègues français présents autour du micro et qui ne comprenaient pas que les émeutes de 2005 dans les banlieues, aient pu avoir un écho important un peu partout dans le monde. Il a alors expliqué qu’au rang des nations, par son histoire, par ses grands hommes, intellectuels, savants, etc, la France étaient un phare pour beaucoup de citoyens du monde.
Je terminerai par deux citations connues de Thomas Jefferson, troisième Président des Etats-Unis mais qu’il n’est pas inutile de rappeler.
« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »
« Tout homme a deux patries : son pays et la France »
Mr Galinier va bientôt attaquer son 3ème mois de prison, il serait peut-être temps de le laisser sortir en attendant son procès.
lundi 15 février 2010
Le félon félé
J’arrive du site du PS et en page d’accueil il y a un agenda sur les débats en cours et donc en tête de liste (c’est très tendance en ce moment) une question ou plutôt deux :
Afghanistan : pourquoi rester ? Comment partir ?
Je m'ai donc volontairement mélangé les pinceaux et ajouté à cela mes troubles de la vue et mon mauvais esprit : bref au lieu d’Afghanistan j’ai lu (et je vous jure que c’est vrai !) j’ai donc lu : Languedoc Roussillon.
Alors pourquoi rester ?
Rien ne justifie que le PS, en tout cas le PS officiel, reste en LR puisqu’il n’y combat que ses ex compagnons de route. A-t-on entendu la bande à Martine et à Hélène fustiger le représentant de la majorité présidentielle ? Que nenni ! Kant (c’est un philosophe il est mort y compte plus) disait « Seigneur préservez moi de mes amis, de mes ennemis je m’en charge!». Y zont pas lu Kant au PS? Ou alors Mr Couderc serait-il tellement inexistant que ce n’est même pas la peine de gaspiller des cartouches pour l’abattre: il tombera tout seul le soir du 14 Mars ? Je ne peux pas croire que les élites roses le pensent. Couderc a été 3 fois réélu à Béziers, réélu sénateur. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps.
Alors je vais vous aider : pourquoi rester? Pour rien puisque vous ne semblez même pas connaître l'existence de Couderc dont vous n'avez rien à faire fourbissant toutes vos armes contre Jojo le félon félé.
Comment partir?
Changer rien surtout, je crois que vous avez fait ce qu'il fallait. Après la mise à l’index de Jojo, ce sont ses comparses qui sont promis à la géhenne. Pas de place pour les traîtres au PS. C’est vrai que les traîtres au PS y en pas plus qu'ailleurs pas moins non plus d'ailleurs!
Alors maintenant que j’ai répondu à vos questions, j’aimerai bien que vous répondiez aux miennes.
Qu’allez vous décider le soir du premier tour si, comme le disent les sondages, Hélène et ses garçons se plantent ? Et si jamais il est réélu le gars Jojo, (avec ou sans votre soutien) vous allez faire quoi ? Le considérer pis qu’un suppôt de l’UMP (à propos je me répète mais ils ont un candidat dans la région si si j’vous jure). Et avec le gros bébé Jojo vous allez jeter tous ses électeurs avec l’eau du bain ?
Je l’aime pas Jojo. Je l’ai eu comme prof. Il méprisait déjà ses étudiants. Aujourd’hui je connais des gens qui travaillent avec lui. Il est méprisant, hautain, ne supportant aucune critique, ne partageant pas une once de pouvoir, familier des dérapages qui ne sont pas des accidents car il est très intelligent. Mais pourtant force est de reconnaître ses qualités comme Maire de Montpellier pendant 27 ans puis comme Président de Région. Il faut être à l’UMP ou ……au PS pour ne pas le voir.
Et pour finir j’aimerai savoir où vous achetez votre armement parce que tirer un coup de canon depuis Paris en direction de Montpellier et réussir à faire tomber l'obus sur Poitiers moi je dis respect!
Afghanistan : pourquoi rester ? Comment partir ?
Je m'ai donc volontairement mélangé les pinceaux et ajouté à cela mes troubles de la vue et mon mauvais esprit : bref au lieu d’Afghanistan j’ai lu (et je vous jure que c’est vrai !) j’ai donc lu : Languedoc Roussillon.
Alors pourquoi rester ?
Rien ne justifie que le PS, en tout cas le PS officiel, reste en LR puisqu’il n’y combat que ses ex compagnons de route. A-t-on entendu la bande à Martine et à Hélène fustiger le représentant de la majorité présidentielle ? Que nenni ! Kant (c’est un philosophe il est mort y compte plus) disait « Seigneur préservez moi de mes amis, de mes ennemis je m’en charge!». Y zont pas lu Kant au PS? Ou alors Mr Couderc serait-il tellement inexistant que ce n’est même pas la peine de gaspiller des cartouches pour l’abattre: il tombera tout seul le soir du 14 Mars ? Je ne peux pas croire que les élites roses le pensent. Couderc a été 3 fois réélu à Béziers, réélu sénateur. Ce n’était pas arrivé depuis longtemps.
Alors je vais vous aider : pourquoi rester? Pour rien puisque vous ne semblez même pas connaître l'existence de Couderc dont vous n'avez rien à faire fourbissant toutes vos armes contre Jojo le félon félé.
Comment partir?
Changer rien surtout, je crois que vous avez fait ce qu'il fallait. Après la mise à l’index de Jojo, ce sont ses comparses qui sont promis à la géhenne. Pas de place pour les traîtres au PS. C’est vrai que les traîtres au PS y en pas plus qu'ailleurs pas moins non plus d'ailleurs!
Alors maintenant que j’ai répondu à vos questions, j’aimerai bien que vous répondiez aux miennes.
Qu’allez vous décider le soir du premier tour si, comme le disent les sondages, Hélène et ses garçons se plantent ? Et si jamais il est réélu le gars Jojo, (avec ou sans votre soutien) vous allez faire quoi ? Le considérer pis qu’un suppôt de l’UMP (à propos je me répète mais ils ont un candidat dans la région si si j’vous jure). Et avec le gros bébé Jojo vous allez jeter tous ses électeurs avec l’eau du bain ?
Je l’aime pas Jojo. Je l’ai eu comme prof. Il méprisait déjà ses étudiants. Aujourd’hui je connais des gens qui travaillent avec lui. Il est méprisant, hautain, ne supportant aucune critique, ne partageant pas une once de pouvoir, familier des dérapages qui ne sont pas des accidents car il est très intelligent. Mais pourtant force est de reconnaître ses qualités comme Maire de Montpellier pendant 27 ans puis comme Président de Région. Il faut être à l’UMP ou ……au PS pour ne pas le voir.
Et pour finir j’aimerai savoir où vous achetez votre armement parce que tirer un coup de canon depuis Paris en direction de Montpellier et réussir à faire tomber l'obus sur Poitiers moi je dis respect!
Inscription à :
Articles (Atom)
