vendredi 18 mai 2012

Le nom de ma Rose


Ma vie vient de me ramener à la mémoire un évènement oublié depuis au moins 45 ans. Je devais avoir 12 ou 13 ans à l’époque et ma libido, dont j’ignorai jusqu’à l’existence, était encore en sommeil profond. Mes parents embauchaient chaque année pour les vendanges quelques « coupeurs » dont le travail consistait à…ben oui couper le raisin car à cette époque les machines à vendanger n’étaient même pas sur les tables à dessin des ingénieurs en machine agricole. Pendant longtemps des trains entiers de vendangeurs espagnols ont débarqué dans le midi au mois de septembre pour y réaliser une bonne partie de leur revenu de l’année. C’était à l’époque de Franco où tout allait pour le mieux dans la meilleure des Espagnes possibles puisque dès qu’il y en a un qui bougeait une oreille on se chargeait de le calmer avec le garrot.

Donc mes parents avaient embauché plusieurs coupeurs parmi lesquels il y avait une jeune femme qui, dans mémoire, devait avoir une vingtaine d’années. J’en garde le souvenir d’une fille à la peau mate, grande (pour mon âge) des cheveux très noirs et des yeux très noirs également. Je crois me souvenir qu’elle était gitane. Je la regardai comme la grande sœur que je n’avais jamais eue et même en travaillant près d’elle je ne me souviens pas avoir jeté un seul regard dans son décolleté, car, comme il faisait souvent très chaud on travaillait en tenue légère.

Le dernier jour des vendanges était marqué par une petite fête – la soulinque - où l’on partageait quelques gâteaux et du vin muscat. C’était l’occasion de se rappeler les moments agréables de ce pénible travail qui durait au moins deux semaines sans interruption. Ce soir là, ma mère me demanda d’aller chercher une serviette de toilette dans l’armoire de sa chambre. J’entrai dans la chambre sans frapper, comme j’avais l’habitude de le faire, et je tombai sur la superbe gitane. Elle était en train de s’habiller et elle m’est apparue en culotte (le string était inconnu à l’époque) et soutien-gorge noir. Je m’excusai platement mais ma présence ne la dérangea pas. C’est pas grave j’ai l’habitude avec mes frères me dit elle pour me rassurer. Je pris la serviette dans l’armoire maternelle et je sortis non sans la regarder encore une fois. Mais mon regard avait changé et c’était la première fois que j’éprouvai cette sensation qu’on appelle le désir, encore inconnue, encore indéfinie mais tout de même bien là. Ce fut mon premier émoi. Pourquoi ce petit morceau de vie m’est revenu en mémoire aujourd’hui ? Va savoir.

Elle s’appelait Lyly.

jeudi 17 mai 2012

Chronique de la natation en kaki


La loi n° 97-1019 du 28 Octobre 1997 portant réforme du service national a sonné le glas de cet extraordinaire regroupement d’individus du même sexe masculin que constituait le service militaire. Et c’est bien dommage vous dira l’antimilitariste primaire que je suis. Je m’explique.

Certes je ne regrette pas que l’on ait cessé d’apprendre à des jeunes gens pas plus belliqueux, au départ, que d’autres, à aller tuer un étranger toujours « plus ou moins  barbare » comme disait le poète. Mais le temps passé sous les drapeaux (quelle belle expression tout de même !) n’était pas seulement occupé aux fines stratégies de combat, aux maniements des armes et aux célèbres grandes manœuvres qui n’étaient que l’exercice pratique validant les acquis de l’expérience comme on dit maintenant. Que faisait-on à l’armée ? Cela tient dans une seule phrase : on n’y faisait rien mais on le faisait ensemble, en ordre et de bonne heure.

Toutes les recrues étaient destinées à finir comme fantassin. Cela me conduit à un aparté sur le vocabulaire militaire : chacun sait  que, la langue ayant évoluée avec le progrès, chaque activité humaine a développé un vocabulaire spécialisé qui représente le double avantage de faciliter la communication entre les spécialistes et ensuite et surtout de tenir à l’écart les béotiens que sont tous les autres. Les militaires n’ont pas échappé à cette règle et les expressions ou sens de certains mots y sont …pittoresques. Déjà le simple ajout de l’adjectif « militaire » derrière un certain nombre de noms communs fait réfléchir. Par exemple si je vous dis «j’écoute régulièrement de la musique militaire » vous vous dites tiens ce gars ne travaille pas dans une maternité ou alors dans un lebensborn. Si je vous dis « la justice militaire n’est pas dépensière » vous vous dites : mais oui bien sûr car douze balles dans le cœur coutent  quand même moins cher qu’un bon avocat. Et donc l’expression « finir comme un fantassin », quand elle est traduite en français, signifie  qu’on ne deviendra pas général et ensuite qu’on vivra moins longtemps que lui.

Fin de l’aparté sinon je ne sais plus ou j’en suis !

Donc finir comme un fantassin voulait dire qu’on ne se ferait pas vieux et qu’avant de mourir on ferait du sport et surtout de la marche à pied. Dans cette marche pour la Liberté et le Bien Commun (ben oui tout çà était forcément de notre côté sinon c’est à désespérer d’être dans le camp des gentils !)  le fantassin se trouve parfois à avoir une rivière à traverser. L’armée, qui a les réponses  à toutes   les questions que l’on se pose (et aussi et surtout à celles que l’on ne se pose pas) a bien sûr trouvé la solution : apprendre à nager à tous ces petits piou piou. Aussitôt dit aussitôt fait …enfin presque.


 A proximité de toute caserne qui se respecte il y a le plus souvent une piscine municipale dont quelques créneaux horaires sont réservés à l’apprentissage de la natation. Pas de vocabulaire détourné cette fois : il s’agit bien d’apprendre à nager tout simplement par contre quand je vous aurai narré la méthode d’apprentissage (qui vaut son pesant de grenades à plâtre) vous serez d’accord avec moi pour reconnaître que cette méthode est bien « militaire » ! Pour information, votre serviteur a à peu près les mêmes capacités natatoires qu’un fer à repasser moyen encore que, et  je m’en excuse auprès de la noble corporation des fers à repasser, mais j’étais plus efficace que les dits fers à repasser pour toucher le fonds, car, par un phénomène physique encore inexpliqué à ce jour je descends comme un bloc de fonte à tel point que mes copains avait fini par me baptiser Titanic.

Or donc, après le petit footing de décrassage (à cette époque nous étions tous propres comme des sous neufs tant nous étions décrassés) de 06h30 (à cette heure là ça circule bien) nous partions en camion bâché (le grand luxe en matière de transport en commun) vers la piscine municipale. A l’arrivée, quelques hurlements de notre sergent chef préféré (on n’en avait qu’un d’ailleurs) nous ordonnent de nous séparer en deux groupes de chaque côté de la piscine : gradins de droite, les nageurs ; gradins de gauche les non nageurs. Jusque là rien à dire : on ne va pas gaspiller l’argent du contribuable à apprendre ce que l’on sait déjà. Nous étions tous équipés de maillot de bain bleu marine, avec lesquels on nous aurait jeté des pierres sur n’importe quelle plage du midi.

Ayant depuis toujours une relation conflictuelle avec l’eau dès qu’elle déborde de mon verre, je suis, avec cet élément, d’une prudence hors du commun. Et prudence est mère de sureté, grand-mère de certitude de vivre vieux, tante de tous les centenaires, cousine par alliance des retraités de plus de 90 ans et bisaïeule de Jeanne Calment. C’est sur la base de cette réflexion salutaire que je me joignis au groupe des nageurs car le sergent chef avait annoncé qu’on allait commencer par les « enclumes » (sic), catégorie assez proche de la mienne : les blocs de fonte. Je m’installais donc sur le plus haut des gradins car il permettait la meilleure vue et surtout il était le plus éloigné de l’eau.

Le spectacle qui s’en suivit me conforta dans mon choix : les non nageurs se présentaient au bord du bassin, à l’endroit le plus profond, et devaient plonger et se saisir d’une perche que tenait un maître nageur juste au-dessus de l’eau. Ce fut le premier maître nageur que je vis et la profession n’en est pas sortie grandie par sa prestation. Dès que l’apprenti avait saisi la perche, le maître nageur enfonçait celle-ci dans l’eau et le bidasse avec. Le spectacle qui s’en suivit acheva de séparer les deux groupes : les nageurs se marrant comme des baleines (forcément !) et les non nageurs, attendant leur tour et  affichant un visage plus désespéré que la Pieta du grand Michelangelo. Après avoir laissé barboter le pauvre hère quelques secondes on le rapprochait de la vie terrestre c'est-à-dire du bord de la piscine. L’expérience continua ainsi jusqu’au dernier, blanc comme un linge et tremblant comme une feuille, que le sergent chef dut aider d’un grand coup de pied au cul tant son appétence pour la perche était timide. Vint alors le tour des nageurs et vous vous demandez sûrement comment j’allais sortir de ce piège dans lequel je m’étais moi-même fourré ? Insoutenable suspens ! Mais comment est ce que ce type qu’il va faire pour éviter le ridicule à coup sûr et peut-être la noyade ? Fastoche : je me suis mêlé aux non nageurs et à leur repos bien mérité. Certes la sécheresse de ma peau et de mes cheveux en a surpris quelques uns mais ils étaient vivants et cela seul comptait pour eux. Quant au sergent chef il était trop occupé à invectiver les 30 soldats d’élite pour me remarquer.

Voilà comment, dans les années 70, l’armée française préparait ses conscrits à l’inévitable troisième guerre mondiale qui finalement n’eut pas lieu et l’on ne s’en plaindra pas. On voit par là que si la discipline est la première force des armées la natation vient quand même loin derrière dans le même classement. 

dimanche 29 avril 2012

Chronique de la bétise au front de taureau

Face à la démesure des discours de notre Président pour s'aliéner les voix de l’extrême je repense au poète Baudelaire :

L'examen de minuit

La pendule , sonnant minuit
Ironiquement nous engage
A nous rappeler quel usage
Nous fîmes du jour qui s'enfuit:
— Aujourd’hui, date fatidique,
Vendredi, treize, nous avons,
Malgré tout ce que nous savons,
Mené le train d’un hérétique.

Nous avons blasphémé Jésus,
 Des Dieux le plus incontestable !
 De quelque monstrueux Crésus,
 Comme un parasite à la table
 Nous avons, pour plaire à la brute,
Digne vassale des Démons,
Insulté ce que nous aimons
Et flatté ce qui nous rebute

Contristé, servile bourreau,
Le faible qu’à tort on méprise ;
Salué l’énorme bêtise,
 La Bêtise au front de taureau ;
 Baisé la stupide Matière
Avec grande dévotion,
 Et de la putréfaction
 Béni la blafarde lumière.


Enfin, nous avons, pour noyer
 Le vertige dans le délire,
 Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre,
 Dont la gloire est de déployer
L'ivresse des choses funèbres,
Bu sans soif et mangé sans faim !...
- Vite soufflons la lampe, afin
De nous cacher dans les ténèbres !




Envoyez le moi, je vais m'occuper de lui!

mercredi 25 avril 2012

Chronique de l'homme invisible

Au temps de mes jeunes années je suivais avec assiduité les aventures de l’homme invisible. Comme il n’y avait pas de télé à la maison (ben oui c’est çà les pauvres sont toujours à la traine avec les nouvelles technologies) donc sans télé à la maison j’allais voir mon feuilleton (ça s’appelait pas encore série) au café de la place ainsi nommé car il n’y avait ni gare ni canal dans mon village ! Et je garde l’image d’un gars qui se baladait en costard cravate (genre Cary Grant) avec lunettes noires et chapeau et avec ou sans bandelettes selon qu’il avait eu ou pas le temps de les mettre ou qu’il se trouvait avec ses potes. Il intervenait aussi en tant qu’homme invisible mais alors pour de vrai puisqu’il était recruté et payé pour çà et là c’était génial parce qu’on ne le voyait plus du tout. Dans cette dernière situation le suspens était à son comble car il pouvait intervenir à tout moment puisque n’étant nulle part il était bien sûr partout à la fois et, tel Jésus, il manifestait sa présence en renversant une table ou en balançant un marron au méchant qui n’y comprenait rien alors que de son côté le Jésus faisait son intéressant en multipliant les pains ou les malades je ne sais plus!

 Ce qui nous fascinait du haut de nos douze treize ans c’était bien sûr son invisibilité. On imaginait tout ce qu’on aurait pu faire si on arrivait à être comme lui. Pour faire bref çà tournait assez souvent autour de nos copines. Faut dire qu’en ce temps là (et sérieusement c’était mieux ainsi) en ce temps là donc la pornographie n’ayant pas pignon sur rue ou sur net, fallait avoir beaucoup d’imagination quand on pensait aux filles ou alors une petite sœur qu’on aurait vu toute nue pendant que Maman lui faisait sa toilette ou alors un grand frère qui achetait sous le manteau le fameux Paris Hollywood qui aujourd’hui ressemblerait au journal mensuel d’un lycée catho de province ; c’est vous dire si le corps féminin était secret !

Si je cause de cet homme invisible c’est que j’ai vu dans une boutique une réédition en DVD de ce feuilleton. Avec le recul je me suis dit qu’il se cassait pas le tronc pour la mise en scène le réalisateur. Le top du top étant quand l’heureux élu qui avait décroché le rôle titre ne pouvait pas être sur le plateau car il avait piscine ou rendez vous chez le dentiste. T’inquiètes pas mon gars, on va faire tomber trois chaises et puis c’est tout par contre pour le cachet tu repasseras bien sûr !

De cette invisibilité physique gnan gnan l’actualité m’a ramené à une invisibilité virtuelle qui nous a échappé et nous échappe tous les jours davantage. Deux infos trouvées ces jours ci : d’abord et encore et toujours la malheureuse Grèce où il est question, afin de lutter contre la fraude fiscale (l’enfer est toujours pavé (à propos de pavés va falloir en faire livrer je crois !) de bonnes intentions), il est question de ficher tous les grecs et d’enregistrer toutes leurs dépenses. Et ensuite il y a un américain qui aurait tout larguer pour vivre dans une grotte depuis douze ans, jetant tout ce qui rappelle la société de consommation et changeant même son nom.

Ya pas d’autres solutions pour ne plus être fiché ? C’est çà le prix à payer de l’invisibilité : remonter dans les arbres comme Oncle Vania mais on n’en sortira jamais alors ??? Il m’arrive parfois, pour des raisons pratiques, d’emprunter le portable familial. Et bien j’éprouve un réel soulagement quand je m’en débarrasse. Big Brother est bien là, partout autour de nous, avec les réseaux, les caméras, tous les systèmes sans fils qui nous attachent sans le dire ou alors en nous disant que c’est pour nous protéger. Je dirai plutôt nous prothèser, nous mettre une atèle à la liberté tant elle est lourde à porter. Oui Seigneur Big Brother Prothèsez nous s’il vous plait !

Moi qui ai toujours été d’un naturel timide pour ne pas dire sauvage, le fait qu’ON puisse savoir en permanence où je suis m’est insupportable. Déjà ici mon nom d’emprunt fait référence à tout ce qu’il y a de plus discret : pour vivre heureux vivons caché ! A la réflexion il ne reste que deux alternatives : être SDF c'est-à-dire être partout donc nulle part –comme l’homme invisible tiens donc- ou bien céder à la tentation de Démocrite dont parle Onfray dans son livre le recours aux forêts « pour retrouver le sens de la terre » et rester toujours à la même place, sous la terre, pour « prendre sa place dans le cosmos ». C’est finalement cette dernière solution qui a ma préférence mais je ne suis pas pressé d’aller sous la terre (ça me rappelle le boulot !). J’ai encore à revoir la Pieta , les noces de Cana, écouter don Giovanni à Salzbourg et mettre du bon vin en bouteille dans ma cave. Tout ça avec ma Perséphone que je ne désespère pas de retrouver et avec laquelle je me verrai bien passer l’éternité dans le cosmos.

lundi 10 octobre 2011

Du régime démocratique à la démocratie au régime

On garde tous le souvenir de nos cours d’histoire de collège où l’on nous a enseigné que les grecs avaient été les premiers à mettre en place un régime démocratique c'est-à-dire un fonctionnement politique où chaque citoyen possède les mêmes droits que les autres, où l’alternance du pouvoir existe et où la séparation des pouvoirs est déjà en germe.

Certes la démocratie athénienne n’était pas parfaite car, quand on y regarde de plus près, à la loupe, on s’aperçoit que seuls environ 10% des habitants de la cité étaient considérés comme citoyen. D’abord les femmes n’étaient pas considérées comme des citoyennes ce qui enlevait tout de go la moitié de la population, ensuite il fallait décompter les esclaves, qui eux n’étaient rien et pour finir les étrangers, les métèques comme les nommaient les grecs ce qui n’étaient pas une insulte à l’époque mais voulait simplement dire qu’ils venaient d’une autre cité. Cette addition de non-citoyen de naissance ou de destinée (pour les esclaves) constituait près de 90% de la population d’Athènes par exemple.

On pardonnera cette imperfection aux grecs car introduire l’idée même d’égalité de droits entre des hommes était plus que novatrice dans un monde où seul le glaive faisait la loi.

Depuis ces temps lointains, de l’eau a coulé dans le Styx et dans les autres fleuves de l’enfer mais il semble bien qu’une résurgence de ces fleuves de malheur soit apparue en Grèce depuis quelques mois. Certes les grecs eux-mêmes ne sont pas exempts de responsabilité dans les difficultés qu’ils rencontrent mais ils sont loin d’être les seuls. Quand les gouvernements grecs successifs ont plombé le budget par des dépenses militaires qui, en pourcentage du PIB, sont parmi les plus importantes de la planète, cela n’a gêné personne et surtout pas la France et l'Allemagne, deux des principaux marchands d’armes.


Avez-vous déjà vu que l’on fasse appel aux pyromanes pour éteindre les incendies ? Et bien c’est ce qui se passe en Grèce. Donc on va faire des économies et pas des petites mais pas sur les dépenses militaires. On annonce aux grecs qu’il faudra trois ou quatre décennies pour revenir à une situation économique normale : plus d’une génération. Où a-t-on vu qu’un peuple, avec les moyens de communication dont on dispose aujourd’hui, puisse accepter cette perspective ? Comment une génération de jeunes de 20 à 30 ans peut accepter de voir sa vie sacrifier sur l’hôtel de la rentabilité ? Est-ce que la situation peut ne pas dégénérer en troubles sociaux violents voire en guerre civile ? Je ne le crois pas. Et dans quoi peut sombrer le pays après cela ? Je ne vois que la dictature.

L’Histoire repasse les plats, encore une fois. On se souvient que le régime des colonels qui plomba la Grèce de 1967 à 1973 arriva alors que le Premier Ministre s’appelait déjà Georges Papandréou (pas le même bien sûr !). C’est vrai qu’à l’époque la guerre froide était à l’honneur et que la CIA ne se roulait pas les pouces. Les temps ont changé me direz vous. Pas tant que çà. Le mur est tombé et avec lui beaucoup d’idéaux mais les déshérités sont toujours là et ont toujours envie de changé les choses (Sont énervants les pauvres !). Alors effectivement il est plus sage de conserver à la force légitime tous ses avantages car on risque d’avoir besoin d’elle pour tirer sur la populace.

Plus au sud, depuis la fin de l’année dernière et encore en ce moment, de nombreux pays ont montré que parfois les tyrans s’effondrent, que parfois les soldats défilent crosses en l’air et mettent des fleurs dans le canon de leur fusil comme le firent les militaires portugais en Avril 1974. C’est ce que l’on peut souhaiter à la Grèce car ils sont nombreux, dans l’ombre à avoir pour objectif de mettre la démocratie au régime pour pouvoir continuer à faire des affaires.

mardi 27 septembre 2011

La fin de l'Histoire

Il y a quelques mois je suis repassé par Strasbourg que je n’avais plus revu depuis plus de vingt ans et j’ai arpenté avec toujours le même plaisir le quartier autour de la cathédrale. Mes pas m’ont conduit sur la place Gutenberg où se dresse la statue de ….Gutenberg : gagné (sont malins ces alsaciens (remarquez ils l’auraient appelée la Place de la gare on n’aurait pas compris !)).Gutenberg est représenté, debout, tenant une feuille de papier où est écrit « Et la lumière fut », phrase gravée dans le bronze. Cela renvoie bien sûr au premier livre du premier imprimeur. Et je me suis dit qu’on allait à grand pas vers la fin de l’écrit-papier avec l’invasion tous les jours plus massive des supports numériques.

On a tous appris que l’arrivée de l’écriture est l’évènement qui sépare la préhistoire de l’histoire. En clair, environ 4000 ans avant JC, un supporter du PSG entre un soir dans une grotte et le lendemain matin c’est un écrivain qui en ressort. Certes ce n’est pas encore un prix Nobel de littérature mais c’est son ancêtre : sacrée mutation tout de même.

Parmi les premiers vestiges d’écriture on trouve des tablettes d’argile sur lesquelles étaient gravés des signes plus ou moins géométriques. Certaines de ces tablettes n’étaient même pas cuites et le sac de la ville où elles furent trouvées et l’incendie qui s’en suivit assurèrent cette cuisson grâce à laquelle elles sont arrivées jusqu’à nous. A cette époque, l’artiste prenait donc déjà le pas sur le barbare, qui croyant condamner à l’oubli la cité conquise en la brûlant lui donnait son éternité. Plus près de nous Hitler a voulu faire la même chose avec Guernica et Picasso est passé derrière lui.

Je ne vais pas refaire toute l’histoire de l’écrit mais juste rappeler qu’en 6 000 ans on est passé de l’argile au sable dont on extrait le silicium et les derniers supports que nous avons tous en poche aujourd’hui, les clés USB, permettent de stocker chacune, plusieurs dizaines ou centaines de fois une encyclopédie. C’est dire si l’on a gagné de la place en chemin. Mais au final à quoi cela nous sert-il ? Quand bien même tout le savoir accumulé par l’humanité tiendrait sur le bout du doigt nous ne pourrions pas le découvrir car notre temps à chacun est compté et puis surtout, surtout, tous les supports existants ou à venir n’auront jamais l’autonomie et donc la liberté du support physique qu’est le papier.

Alors on me dira que je suis un empêcheur d’avancer, que de tout temps il y a eu des réfractaires au progrès et que si on les avait écoutés on serait encore à se geler dans une grotte sans feu à mastiquer sans plaisir un bout de barbaque cru, nauséabond et indigeste. Peut-être mais je ne suis pas comme l’Oncle Vania cher à Roy Lewis et je ne suis pas pour tout jeter aux orties mais avaler les avancées techniques sans sourciller ni se poser de questions revient à dire que tout est bon et qu’il n’y a qu’à suivre le troupeau. C’est oublier que les zozos qui se chargent de préparer notre avenir créent en permanence des biens et des services mais aussi et surtout et d’abord des besoins. C’est oublier aussi que le progrès nous a donné quelques belles réalisations comme la Bombe avec un grand B comme BOUM. C’est oublier enfin, tout simplement que ce n’est pas le microprocesseur qui fait l’humanité mais le contraire et nous devenons tous les jours un peu plus les esclaves de nos inventions à 2 balles.

Pour en revenir à l’écrit puisque c’est mon propos et au livre en particulier, il est clair que rien ne remplacera le livre papier. Certes tu peux déjà partir avec ta bibliothèque du Congrès sous le bras mais il te faudra des fils, des piles, de l’électricité enfin tout ce bordel de liens qui te menottent quand tu penses qu’ils te libèrent et te montrent bien les limites physiques du numérique.

Des archéologues ont trouvé, près du mur d’Hadrien (C’est pas mon voisin Hadrien hein ! C’est un empereur romain qui, pour occuper ses soldats, les a envoyé faire un mur en Ecosse.) Bon, ben , au pied du mur y avait plus le maçon mais on a retrouvé des lettres écrites sur des écorces de bouleau. 2000 ans après on a pu lire sur des écorces de bouleau une correspondance entre une romaine et sa famille restée à Rome. Quand je pense que moi, aujourd’hui, ma clé USB a planté et que j’ai paumé tout ce que j’avais sauvegardé ça laisse rêveur non ? Et y en a qui viennent me dire que c’est le progrès de perdre un an de boulot en une fraction de seconde.

La correspondance justement parlons en : il y en a eu de très célèbres qui sont parvenues jusqu’à nous. Et sans aller chercher les génies de la littérature nous avons tous dans les greniers de nos parents ou de nos grands parents des paquets de lettres précieusement ficelés et conservés tels des bouts de la vraie croix. Ma regrettée mère a ainsi conservé toutes mes lettres de mon temps d’internat. Je les ai retrouvé après sa mort et n’est pas pu me résoudre à les jeter, laissant ce nécessaire nettoyage à la génération suivante. Quelle correspondance nous laisseront les SMS et consorts où l’onomatopée a pris le pas sur le mot et la suite de lettres sur la phrase. Que garderont les amoureux transis de leur échange de lettres parfumées pleines d’espoir ? D’ailleurs Moustaki a bien senti venir le coup puisqu’il a fait mourir son jeune facteur dès la fin des années soixante pour ne pas l’obliger à troquer ses lettres d’amour pour des paquets de pub.

Le livre est peut-être condamné car il prend du temps : à être écrit, à être imprimé, à être lu et le temps est une denrée qui réclame patience dans un monde où seul l’instant compte. Il prend même du temps à être détruit. On sait que toutes les dictatures se sont attachées à détruire l’écrit qui n’était pas aux ordres, on sait que ces régimes vous brulent pour un mot de « travers » mais on sait aussi que des prisons les plus closes des livres ont réussi à sortir pour crier la vérité ! Si le livre disparaît et avec lui l’écriture alors plus de mémoire et cette perte de mémoire signera peut-être le fin de l’Histoire.

Notre espèce pourra continuer d’exister mais nous aurons perdu notre humanité. J’espère avoir disparu avant !

jeudi 10 février 2011

SCOOOOOOOP!!!!!

En avant première et avant la presse de demain le compte rendu de l'entretien prévue ce soir sur TF1 entre le Président de la République et Jean Pierre PERNAUD.

Voir la chronique "Liberté dépensée" du 2 Février 2010....

Dans un an même chose!

mardi 8 février 2011

Chronique des jours fériés anglais

Le bruit court qu’au Royaume Uni on pourrait supprimer le jour férié du 1er Mai et le reporter en automne, période de l’année moins dotée en jours de repos officiel.

Pourquoi pas.

Alors allons y. lâchons nous et imaginons un calendrier non plus figé comme l’ont adopté les grégoriens en l’an jesaisplusquand mais souple, adaptable, libre, libéral. D’ailleurs certains ont déjà bien commencé. Par exemple dans tous ces pays –dont le notre- où le libéralisme fait sa loi en supprimant toutes celles qui existent, qu’observe-t-on ? Que le calendrier des pauvres a changé. Grâce à cette souplesse apportée à la gestion du temps, les fins de mois ne commencent plus le 20 mais le 5 et bientôt elles commenceront à nouveau le 20, mais celui du mois précédent. C’est ce régime abscond qui préconise l’ouverture des magasins le dimanche, les jours fériés, le jour, la nuit car la vie de l’homme ne peut, ne doit pas être autre chose qu’un acte de consommation et ce depuis qu’il est imaginé en rêve par ses futurs géniteurs jusqu’à largement après sa mort. Tout s’achète et tout se vent. La limite, c’est juste que ces salauds de pauvres n’achètent pas !

Allons toujours plus loin. Pourquoi ne pas déplacer les jours fériés à la tête du client, personnaliser les jours fériés ? Bien sûr c’est le patron qui décidera de ce planning à la carte et quand vous rentrerez de congés, fin aout, vous apprendrez que le 1er Janvier, le 14 Juillet et le 11 novembre sont tombés cette année en plein milieu de votre mois d’Aout à vous mais pas sur celui de vos compagnons de labeur qui ont bossé tout le mois.

Allons encore plus loin dans le délire. Mais cette fois positionnons nous côté des non patrons. Pourquoi faudrait il toujours conserver cette suite barbante à force de répétitions qui commence avec le chiffre 1 et se termine le 31 pour les mois les plus longs ? Mon mois à moi débuterait le 31 avec l’encaissement du salaire. Comme je suis prélevé le 10 pour les impôts et le reste, je décide à l’unanimité plus une voix (comme dans l’ancienne Egypte (celle de Moubarak)) je décide donc de supprimer le 10 mois et je me fais même un mois de 31 jours mais avec seulement des 31 pour encaisser tous les jours.

Allons toujours plus loin et attrapons à bras le corps les bornes de l’idiotie la plus crasse et portons les à l’horizon de l’absolu, là où Audiard faisait dire à Ventura : « Les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Imaginons alors un calendrier comme les montres molles du fou de Port Lligat, où le temps, se moquant des lois de la physique, n’obéirait plus qu’à celles du fric et du pouvoir (oui je sais c’est pareil !), un calendrier sans repères, une époque où le temps aurait été aboli, un temps sans passé ni futur, juste du présent qui se passe de la réflexion, une époque bénie pour les décideurs sans scrupule qui aurait ramené l’homme à l’état animal qui vit toujours tout pour la première fois, comme un eternel recommencement.

Les Anglais ont inventé beaucoup de choses dont le nonsense. Ben du coup l’humour anglais me fait moins rire.

lundi 7 février 2011

Chronique de la Dordogne et des Dordognais

Le Dordoňiais est mauvais. La Dordoňiaise itou (attention toutes les Dordoňiaises ne sont pas idiotes y en a qui sont ministres (ah bon ça empêche pas ?)).
On sait que nos ancêtres ont débuté là-bas, dans des cavernes. On sait moins qu’ils vivent encore comme à l’époque, dans des grottes où ils élèvent des palmipèdes, pas des plongeurs avec les bouteilles et la combinaison non des vrais, du genre canards, oies, etc…avec des plumes quoi mais pas non plus comme un oreiller, avec des pattes en plus quoi. Bon vous voyez là ! Donc ils élèvent des anatidés (c’est pas le nom des habitants d’une antique cité disparue !) en les gavant afin de les rendre malade et de les manger. A-t-on déjà vu activité plus dégradante et régime plus horrible : manger des animaux malades !
Ce n’est pas tout. C’est aussi un endroit où l’on se nourrit de tubercule trouvé sous terre, au pied de certains arbres : la truffe. Je connais une autre espèce vivante qui procède ainsi : les cochons. C’est tout dire !
Enfin, ultime trahison et peut-être la plus grave, vous vous êtes laissé envahir par l’anglais au point qu’il y a, parait il, certains petits bourgs où l’on parlerait même la langue de Shakespeare dans la rue.
Résumons-nous sur la Dordogne : on y massacre des animaux. On s’y nourrit comme des animaux. Et pour finir l’on y pactise avec le plus séculaire de nos ennemis : l’anglais qui fit finir le Grand Napoléon comme il avait commencé c’est à dire sur une île.

Dois-je encore continuer plus loin cette litanie défaitiste sur cet ancien bastion des plus grandes traditions françaises ? Non car je sens que la coupe est pleine chez le Dordognais qui lira peut-être ces lignes

* * *

Dordognaise, ma sœur, Dordognais, mon frère, tu auras compris que tout ce qui précède est une plaisanterie. Ce n’est que le cheminement de ma pensée pour me poser la question existentielle du jour : qu’est ce que vous avez pu faire comme connerie pour mériter ce qui vous arrive. Non c’est vrai.
On trouve chez vous les racines de l’art rupestre c'est-à-dire ce qui nous a permis de nous distinguer des animaux et des supporters du PSG.
On trouve aussi chez vous les bases de la cuisine qui résiste encore et toujours aux empoisonneurs du manger vite. (Remarquez vu ce qu’ils servent vaut mieux le manger vite because s’il fallait passer deux heures à manger ces trucs je vous dis pas !).
C’est encore chez vous qu’on trouve des vins divins (à consommer avec Modéracion ou Carmen si la première est absente !),
C’est enfin chez vous qu’on trouve des paysages extraordinaires et surtout un accueil qui fait chaud au cœur et qui rappelle l’auvergnat de Brassens. Bref je m’imagine assez bien finir mes jours dans une de vos vieilles maisons avec vos produits, vos horizons et votre compagnie. Rebref j’aime la Dordogne et les Dordognais. C’est pourquoi je m’indigne de ce qui vous arrive.
Votre orgueil et votre réserve naturelle (pas celle de Liorac hein ?) vous poussent à cacher votre souffrance et la blessure de votre cœur. Les jours, les mois, les années qui arrivent vont être un calvaire pour tous les Dordognais. La Dordogne vient d’entre dans un hiver à côté duquel l’hiver nucléaire ressemble au printemps en Anatolie.
Comment vous aidez, mes amis, mes frères ? Et pourquoi, encore une fois, est ce tombé sur vous ? Le fatum : je ne vois rien d’autre. Votre destin devait être écrit dans les astres. Et je le prouve : mes recherches m’ont permis de retrouver un vieux grimoire de Nostradamus où l’on peut lire. « Quand le troisième débutera du tyran le pays du sable se libèrera, et de la Périgourdie la pincée jamais ne sortira ; »
Pas facile à comprendre au premier rabord mais au troisième rabord ça commence à s’éclaircir et quand on a fini la bouteille la vérité sort de la cave (oui parce que dans le puits y a que de l’eau !)
« Quand le troisième débutera » : il s’agit bien sûr du troisième millénaire qui vient à peine de commencer.
« Le pays du sable » même si ça part en live dans plein de pays où y a pas mal de sable je pense bien sûr à la belle Tunisie.

Et quand on en est là, on comprend tout de suite que la pincée c’est notre unique et très enviée ministre des affaires étrangères mais alors complètement étrangères à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un atome de sens politique, notre MAM nationale.

Ben oui mais chers Dordognais, mes chères Dordognaises, la regrettée (ah bon elle est pas encore partie ?) Michèle Alliot Marie a promis qu’elle ne sortirait plus de la Dordogne.

C’est pas très grand chez moi mais j’offre l’asile politique à un couple et deux enfants. D’ici là gardez courage !

dimanche 19 décembre 2010

Chronique de la relativité géographique des adjectifs qualificatifs

Kaboul ! Kaboul où l’on manque de tout sauf de combattants. Kaboul où l’on ne jette rien sauf des bombes. Kaboul qui fonctionne au système D : D comme débrouille, D comme dérobé, D comme démonté, D comme durable. Kaboul où, grâce au système D justement, on finit par trouver de tout. Et notamment de l’intelligence, du savoir faire, des solutions là où, depuis longtemps déjà, nous avons baissé les bras, arrêté de chercher et donc de trouver.

Il y a à Kaboul un quartier où l’on récupère, démonte, répare tout ce qui touche de près ou de loin au numérique et à l’informatique. Avec 3 appareils photos en panne -pas forcément de la même marque- on vous en fait un en état de marche. Dans ce capharnaüm on trouve de tout puisqu’encore une fois, on ne jette rien. Rien ne s’y perd, rien ne s’y crée, tout s’y transforme. Lavoisier devait avoir des origines afghanes. Le contraire de nous qui jetons tout et ne trouvons rien. On y enseigne, aussi, la maitrise de l’outil informatique, dans des conditions inacceptables pour nous.

Cette info, péchée dans la revue l’Ordinateur Individuel de ce mois ci, me ramène une fois de plus à redire tout ce qu’il y a à apprendre des gens de peu, des pays de peu ; tout ce que le confort technique et l’abondance nous ont fait perdre.

Et nous qu’avons-nous en face ? Un premier ministre en quasi chômage depuis 2007, tant il est phagocyté par le Président et qui, à défaut de pouvoir changer la vie du pays essaye de prévoir le temps qu’il va y faire. Doit-il se sentir impuissant le pauvre François pour suivre aveuglément sa cellule de conseil en communication qui n’a pas été fichue de lire le bulletin météo publié dans toutes les gazettes. Et que penser de la capacité à restaurer la confiance d’une équipe qui a comme priorité la qualité des prévisions météo ? A moins que tout cela ne soit qu’un écran de fumée pour parler d’autre chose que du chômage, du pouvoir d’achat ou du partage des richesses. Dans les 2 cas les élites qui nous gouvernent se moquent des citoyens.

On sait que le sens des mots peut changer dans le temps. On a trop tendance à oublier que ce sens peut également changer dans l’espace. Nous vivons dans une société du jetable ; seule solution à la marche forcée de la vente, elle-même quasi forcée. Alors l’on me dira que de plus en plus la récupération se met en place, que bientôt tous les déchets seront inscrit dans cette filière du recyclage. Mais cette solution est trompeuse car elle mène elle aussi à l’échec. Le recyclage ne fait que retarder de quelques années le problème du manque de matières premières. La seule solution consiste dans la limitation de leur consommation. La solution existe : c’est celle des bricoleurs afghans ou d’autres pays sans ressources qui consiste à recycler pour faire durer le produit et ainsi diminuer le prélèvement des matières premières. On voit par là que la nature du produit n’a rien à voir dans sa durée de vie et que le même bien qui est jetable chez nous est durable en plein Afghanistan et qu’il suffit de quelques milliers de kilomètres pour changer le sens d’un mot.

Oh bien sûr je ne suis pas naïf et je sais bien que la nature humaine est la même à Kaboul qu’à Paris et que ces pauvres devenus riches oublieront bien vite leurs anciens comportements ce qui prouvera, s’il en était besoin, qu’ils étaient motivés par la nécessité et non par l’intérêt général. En attentant, nous serions bien inspiré de prendre exemple sur eux et de faire chez nous ce qui se fait ailleurs et autrement !